Mon chat, ma bataille, faudrait pas qu’il s’en aille.

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Je suis un vrai stéréotype : j’ai 30 ans, je suis célibataire, j’ai un chat. Parce que dans l’inconscient collectif, la vieille fille a un chat. Voire plusieurs, qui finiront par lui bouffer les tripes le jour où on la retrouvera morte, sans que ses voisins s’en soient aperçu (Voir ce que je pense des voisins ici).

Enfin bref, comme je le disais, j’ai un chat. Pompon.

Pompon a débarqué dans ma vie il y a 3 ans. Je sortais d’une relation de 6 ans, je me retrouvais seule, et le chat de mon couple partait avec son papa. Je n’en avais pas eu la garde. Faut dire que la bête pissait sur toutes mes affaires, uniquement les miennes, la décision n’a donc pas été trop dure a prendre vu qu’il avait exprimé sa préférence pendant des années.

Je me suis donc mise en quête d’un nouveau compagnon, qui n’aurait d’yeux que pour moi, qui serait content de me voir rentrer, qui serait reconnaissant de la gamelle que je lui tendrais tous les matins.

Il s’est avéré qu’une de mes copines était envahis par les rejetons de sa chatte qui avait le feu au cul et était en cloque 2 fois par an. Par un beau samedi de printemps, je suis donc allée choisir Pompon. Ca été le coup de foudre immédiat. C’était le plus idiot de la portée. Même ses frères et sœurs semblaient le regarder avec dédain. Il m’a ému, j’ai su que c’était lui.

Les 3 premiers jours ont été difficiles. Je ne l’ai pas vu, il est resté planqué sous le canapé sans manger ni boire. Et le 4ème jour, alors que je pleurais mon désespoir d’avoir choisi un chat autiste, il est sorti de sa cachette, m’a regardé, et est venu se lover sur moi. Je ne lui ai pas dit que je crevais d’envie d’aller faire pipi, trop contente de ce petit témoignage d’affection.  Depuis ce jour là, Pompon et moi, c’est à la vie à la mort, on est comme les deux roues d’un vélo (NDLR : quand y’en manque une, ça roule pas).

Dès le matin, Pompon défonce la porte de ma chambre a coup de tête pour venir me souffler son haleine fétide dans les oreilles, réclamant sa pâtée qui pue et me fous la gerbe chaque matin.  Pompon a peur de sa propre queue, mais sait ouvrir toutes les portes. Il sait aussi planquer mon courrier qui traine sous le tapis. Pompon aime la tarte aux pommes, mais pas le jambon. Pompon sait quand j’ai mes règles, et vient se coller contre mon ventre pour dissiper la douleur. Pompon adore l’eau, et réclame pour venir sous la douche avec moi. Pompon ne supporte pas qu’on le caresse, mais quand je lui lance une balle, il la ramène. Pompon est différent. Comme chaque chat, il a ses particularités. Mais comme tout chat, c’est une masse d’amour, à qui je parle beaucoup. Il ne me contredit jamais, me comprend souvent. Il est d’une fidélité sans faille. Aujourd’hui, je voulais lui rendre hommage. Parce que comme avec tout le monde, je ne lui dit pas assez souvent que je l’aime.  Pompon, je t’aime.

Je suis vraiment une vieille fille.

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15 réflexions au sujet de « Mon chat, ma bataille, faudrait pas qu’il s’en aille. »

  1. chez moi c’est la même avec 5 pompon, ils on tous leur caractères je les aimes tous mais d’une façon différente, je ne suis pas une veille fille mais je ne pourrait pas vivre sans eux ça c’est sur !!!

  2. Bonjour,c’est une tres belle histoire plein d’amour de chacun
    J’espere que cette vie ensemble va duree tres longtemps
    Je vous souhaite beaucoup d’hamour encore longtemps entre vous
    Cordialement

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