Caroline Ingalls, cette leçon de bonheur.

Cette semaine, j’ai beaucoup médité, faut dire que j’avais un peu de temps à perdre dans le train, et que j’avais rien à lire et pas de wifi. Je me suis dit que la vie c’était compliqué, qu’on s’emmerdait avec pas de mal choses inutiles, et que finalement, long cheminement de mes pensées très poussées, Caroline Ingalls, c’était bien elle la plus heureuse.

Je vous vois venir sur vos grands chevaux, à me dire que La Petite Maison Dans La Prairie, c’était pas rose tous les jours non plus, que Charles il bossait comme un forcené pour ramener quelques malheureux dollars que Caro allaient devoir dépenser judicieusement chez Mme Oleson.

 

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N’empêche. Caro elle avait beaucoup de moins de contraintes que nous :

 

– Quand elle allait en course, c’était super rapide. Y’avait pas de choix, y’avait pas la queue à la caisse, pas de voiture à garer, pas de pièce de 1 euro à trouver pour mettre dans le caddie, et elle faisait un festin avec 3 fois rien alors que nous on reste planté 20 minutes devant le frigo à imaginer ce qu’on pourrait faire avec ces 3 œufs qui sont là depuis des lustres.

 

– Caro ne passait pas des heures sur Internet. Elle ne consultait pas compulsivement ses mails toutes les 8 minutes, ne pleurait pas de désespoir quand sa Freebox tombait en panne, ne passait pas de commande chez Tati que le transporteur allait perdre. Bref, Caro avait du temps pour jouer aux cartes avec Charles et brosser les cheveux de Laura et Marie.

 

– Sa garde-robe n’était pas un sujet d’inquiétude constant. Elle ne se levait pas le matin en se demandant ce qu’elle allait mettre, ne réfléchissait pas à savoir si ce petit top allait finalement bien avec cette jupe. Non, Caro avait 2 robes : 1 pour la semaine, 1 pour le dimanche. Et Charles la trouvait toujours aussi craquante.

 

– Quand Charles avait une rage de dents, quand Laura avait la gastro, ou encore quand Marie devait accoucher, Caro ne passait pas son temps à appeler tous les professionnels de santé du département pour avoir un rendez-vous en moins de 6 mois. Non, Caro avait le Docteur Baker, spécialiste es toutes médecines, toujours dispo, qui en plus se déplaçait.

 

– Pour se déplacer, Caro avait une calèche. On peut se dire que ça va un peu moins vite qu’une voiture, certes. Mais au moins, elle n’avait pas le souci de savoir si elle allait démarrer ou pas, pas d’entretien ni de révision, pas besoin d’aller faire le plein, pas d’assurance qui coûte un bras, et à ce que je sache, on n’a jamais vu faire de constat pour une collision entre 2 chevaux. Quand à la décote de l’argus, elle n’en avait jamais entendu parler.

 

– Caro n’avait pas la télé ni la radio. Caro ne connaissait donc pas le sida, ignorait tout du terrorisme, n’entendait pas parler à longueur de journée de viols, de suicide, d’enfants égorgés par leur père, d’inceste, d’explosion, de viande de cheval.  Caro se contentait des potins du village entendus à la sortie de la messe, et ça lui faisait sa semaine. Elle n’avait pas l’impression de vivre dans un monde de fou, et n’avait pas d’inquiétude à sortir toute seule le soir en calèche pour aller boire une tisane.

 

Des exemples comme ça, j’en aurais à la pelle. Mais 1) vous ne me liriez pas jusqu’au bout parce que je sais que vous avez autant de patience et de temps d’attention qu’un chat devant une boîte de thon, 2) vous êtes tellement futés que vous avez compris le sens de mon propos dès les premières lignes.

 

Tout ça pour vous dire que Caro, elle n’avait pas grand-chose, mais que finalement, elle avait l’essentiel : la santé et la famille. On a à peu près tous la même chose, sauf qu’on sait pas/plus s’en contenter, et qu’on se parasite l’existence avec des choses finalement dérisoires. Et si, nous aussi, l’espace d’une journée, d’une semaine, d’un mois, voire d’une vie, on se la jouait comme Caroline Ingalls ? On gagnerait tous à se simplifier la vie.

 

Chiche ?

Tati.fr : le site à éviter

tati

J’ai testé pour vous le site www.tati.fr.

Bon en fait je l’ai testé pour moi, mais vous pourrez me dire merci de vous éviter les mêmes désagréments que j’ai pu rencontrer.

Sur le papier, Tati annonce des prix fracassés, un service au top, bref, vous ne viendrez plus chez eux par hasard. Ca c’est sur le papier. Dans les faits, on est loin de tout ça.

Dimanche 27 mai, comme tout le monde le sait, c’est la fête des mères. Une fois n’est pas coutume, cette année j’ai anticipé. Le 10 mai, je me suis donc mise en quête d’une balancelle, rêve ultime de ma mamounette qui a toujours voulu passer sa retraite à se balancer au soleil avec ses petits enfants. Pour le soleil je peux pas grand-chose, pour les petits-enfants faut voir avec mon frère, mais la balancelle, ça je pouvais.

Après un rapide comparatif, j’ai trouvé le modèle de mes rêves. Le dit modèle était à 189€ sur amazon.fr (site au top que je recommande 1000 fois), mais il était à 129€ sur Tati. Alors va pour Tati.

Première surprise, 40€ de frais de port (alors que gratuit sur Amazon). Soit, on est toujours moins cher.  Je valide donc ma commande, et on m’annonce que le transporteur me livrera le 20 mai après avoir pris RDV. Ca fait quand même 10 jours, mais 1) y’a des jours fériés au mois de mai 2) je suis quand même dans les temps. Je paye l’esprit tranquille.

happy cat

Le 17 mai, le transporteur n’ayant toujours pas pris contact avec moi, je contacte le service client Tati, qui me répond prestement qu’ils s’empressent de contacter le transporteur et ne manqueront pas de m’informer.

Le 20 mai, toujours pas de news. Je Relance le service client Tati, qui me répond prestement qu’ils s’empressent de contacter le transporteur et ne manqueront pas de m’informer.

Le 22 mai (un chouillat énervée), je re-relance le service client Tati, qui me répond prestement qu’ils s’empressent de contacter le transporteur et ne manqueront pas de m’informer.

Le 23 mai, dans ma troisième relance, je les insulte carrément (la patience et moi c’est pas l’amour fou). Le service clients m’informe qu’ils transmettent ma demande au service concerné !!

Oui lecteurs, vous avez bien lu : il a fallu 6 jours pour que Tati transmette ma demande au bon service, ce qui doit revenir à transférer un mail à la personne 2 bureaux plus loin.

Bref, je n’espère même plus être livrée avant dimanche, je vais devoir offrir une pauvre photo de balancelle à ma Mamounette, et je suis vraiment colère.

angry cat

Faut que je vous dise, Tati, c’est de la merde.

Je vous conseille donc vivement d’éviter ce site, et j’espère que ce coup de gueule sera lu par des milliers, voire des millions d’internautes, et que la boîte fera faillite. Comme ça Amazon aura encore plus de clients, et pourra embaucher et former les employés incompétents que la fermeture de Tati aura mis au chômage.

Ce billet n’est évidemment pas sponsorisé. 

Le fluo, cette offense au bon goût.

fluo

Encore une saison ou je vais passer à côté de la tendance : non, le fluo ne passera pas mon placard. J’ai bien un gilet de sécurité jaune dans la voiture, mais ça s’arrêtera là.

J’ai envie de vous dire, les filles qui portent ces couleurs : quel est votre problème ? Un manque de confiance en vous ?La peur de passer inaperçu ? Parce que je ne conçois pas qu’on se déguise en lampadaire vivant par goût, on a forcément une thérapie comportementale à effectuer d’urgence.

J’aime les gens originaux, qui osent, mais faut que ça reste supportable pour mes yeux. Là ça m’agresse. L’autre jour dans le train, je me suis retrouvée coincée entre 3 minettes en slim rose, jaune et vert fluo. Je pense qu’elles s’étaient appelées le matin pour coordonner le tout. Enfin pour moi le résultat était là, mes yeux me brûlaient  j’aurais bien mis mes lunettes de soleil pour atténuer ces néons, mais faute à la pluie incessante, je les avais pas prises.

Bref, ce que je dis est pour votre bien. Pensez aux photos que vous regarderez dans 20 ans, ou vous vous direz « purée je ressemblais à rien quand même dans ces couleurs criardes, pourquoi personne me disait rien à l’époque ». Et bien moi je vous le dis, vous vous faites du mal. Si vous voulez ressembler à Will Smith version Le Prince de Bel Air, faudra pas venir pleurer.

La seule tolérance que j’ai à l’égard du fluo concerne les combinaisons de ski : ça permet de retrouver les copains qui sont 100 mètres devant plus facilement, et en cas d’avalanche ça peut éventuellement sauver ta vie. Mais dans la rue, je pense que t’es à l’abri de tout ça.

Et à cette partie des blogueuses mode qui ne sont que des moutons de panurge alimentées par les billets sponsorisés et qui n’ont aucun style personnel : arrêtez. Sachez reconnaître quand une tendance est ridicule.

Mes yeux vous remercient d’avance pour votre attention.

Ce petit côté Rain man

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Mon cerveau m’impressionne chaque jour un peu plus. Non pas qu’il m’aie permis de devenir astronaute ou de découvrir un vaccin contre le cancer, mais à sa façon, il est assez remarquable. Il contient un nombre incalculable de données, parfois utiles, souvent futiles, rangées dans de petits dossiers plus ou moins facilement accessibles.

J’étaye ma thèse : les mots de passe. La vie est une succession de put*** de password, tous différents, toujours vitaux : le numéro de carte bleue, le mot de passe de l’ordinateur, le digicode, le code pin, tous les sites internet…Evidemment le plus simple serait de coller le même partout, mais parait que c’est pas recommandé. Alors faut mettre des majuscules, des minuscules, des chiffres, au moins 10 caractères, bref, impossible de faire simple. Et là ou mon cerveau est incapable de se souvenir de l’endroit ou j’ai garé ma voiture 2 heures avant, il me permet par contre d’accéder les yeux fermés à mon compte Zalando. Oui, mon cerveau a ses priorités.

Par exemple je ne connaîs pas les Rois de France, je suis incapable de placer Nantes ou Guingamp  sur une carte, par contre je sais que Richard Virenque est né le 19 novembre 1969, jour ou Pelé a marqué son millième but. Je reconnais que ces deux dernières informations sont assez difficiles à placer en société, mais qui sait, peut-être qu’un jour elles me permettront de gagner à Qui Veut Gagner des Millions (ou au moins un panier garni à la foire du village d’a côté) (c’est toujours ça de pris).

Mon cerveau est également encombré par tout un tas de date : les anniversaires, les fêtes, les rendez-vous pris 6 mois à l’avance (1 an pour l’ophtalmo, faut pas se louper). Je fais tellement confiance à ce petit être sous mon crâne que je ne note jamais rien. Je me souviens de tout. Enfin la plupart du temps. Quand ma copine Sarah m’a appelé l’autre jour pour savoir si j’arrivais bientôt, j’ai évidemment répondu que j’étais sur la route. Sauf que j’étais en mode pyjama dans mon canapé avec un masque désincrustant sur la face, son invitation à diner ayant été effacée par erreur par ma mémoire centrale. Foutu virus.

Mon cerveau est également loin d’avoir la mémoire courte. Chaque coup de pute qu’on a pu me faire dans ma vie a été répertorié, inventorié, et prêt à être servi a la sauce vengeance. Je ne suis pas rancunière, lui si. Et c’est lui le chef.

Et vous, avez-vous aussi un cerveau au talent extraordinaire ?

Le débriefe de la semaine, number 5

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En bref, ce que j’ai retenu cette semaine et qui vous intéressera sûrement (ou pas)

  • Selon une étude récente, les sacs à mains des femmes contiendraient plus de bactéries que les toilettes publiques. Nous sommes toutes des grosses crades qui s’ignorent.
  • La loi sur le mariage officiel est enfin parue au Journal Officiel. C’est pas trop tôt. Même que le premier mariage gai sera célébré à Montpellier le 29 mai. Ca fait plaisir !!
  • Le festival de Cannes a commencé : moi j’appelle plutôt ça la fashion week de Cannes, parce qu’on sait tout des robes des stars, mais pas grand-chose des films en compétition.
  • David Beckham prend sa retraite : le monde du foot est sûrement très triste, mais si tous les retraités lui ressemblaient, le 3ème âge s’éclaterait.

beckham

  • Le tube de Cartman « Et quand il pète il trou son slip », très poétique reprise d’une chanson de Patrick Sébastien, n’en fini plus de faire le buzz : il est n°1 des téléchargements sur Itunes, devant Daft Punk. Comme quoi la merde a de beaux jours devant elle.
  • On applaudit bien fort The Alternative Limb Project de  Sophie de Oliveira Barata qui propose aux personnes amputées des prothèses de toute beauté.

prothèse

  • Quand le milliardaire Charles Branson perd un pari contre son pote milliardaire Tony Fernandez, il tient son engagement face au gage : il a joué l’hôtesse l’air !

branson

  • Panique au Grand Journal : pendant l’émission de vendredi, un homme a tiré des coups de feu en l’air, obligeant la chaîne à interrompre le programme diffusé en direct. C’est dangereux la télé !
  • Vous vous souvenez de Sonic, le petit hérisson des jeux vidéo Sega, qui faisait concurrence à Mario le Plombier de Nintendo ? et bien figurez vous qu’ils vont désormais travailler pour la même boîte : Sonic débarque chez Nintendo ! De mon point de vue d’il y a 20 ans, c’est la monde à l’envers !

sonic

Voilà, c’est tout pour cette semaine ! Un excellent week end les copinous, et on oublie pas : lundi c’est grass’ mat’ !!

Les cliffhanger de la vie

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Petit rappel à l’attention des néophytes : Le « cliffhanger » (expression anglophone) ou le suspens désigne, dans la terminologie des œuvres de fiction, un type de fin ouverte visant à créer un fort suspense. (source wikipedia, évidemment).(c’est un aussi un navet avec Sylvester Stallone, mais ce n’est pas le propos de ce billet)(ça aurait pu).

Le cliffhanger, c’est surtout dans les séries TV : à la fin de la saison, on te laisse la bouche grande ouverte pour que tu reviennes l’année suivante, comme quand dans Friends on découvrait un test de grossesse positif et qu’on ne savait pas laquelle des copines était enceinte (NDLR, c’était Rachel).

Mais la vie, cette catain, te réserve son lot de cliffangher personnels.  C’est cette petite poussée d’angoisse et de stress qui te retourne le cerveau, et dont tu te passerais bien. Par exemple :

 

  • Le SMS de ta copine qui te dit « Faudrait qu’on se voit, j’ai un truc à te dire ». Ce à quoi tu réponds « à propos de quoi ? », et là elle t’achève avec le « Pas au téléphone ». S’ensuit inévitablement une recherche google dans ta tête, à propos de ce que tu as fait, dit, pas fait, pas dit. Après avoir trouvé 45 fautes que tu as commises et que tu t’apprêtes à expier, la copine t’annonce le truc : elle a gagné une smartbox et t’invite à partir avec elle dans le Périgord.
  • L’appel en absence d’un numéro que tu ne connais pas. Forcément tu vas sur ctqui.com. Et si comme moi, tu découvres que c’est une gendarmerie, le mode panique s’enclenche. Tu ne dormiras rien de la nuit, tu imagineras (toujours) le pire, et tu découvriras finalement le lendemain qu’un gentil gendarme s’était trompé de numéro en voulant contacter un vendeur sur le bon coin. Tu annonces la bonne nouvelle à Pompom, il n’ira pas à la SPA.
  • Au boulot, la convocation à une réunion improvisée nommée « réorganisation ». Ca y est, je vais être mutée à la compta, voire licenciée, je retournerai chez pôle-emploi, je vais devoir racheter des survêts (dans l’inconscient collectif, le chômeur vit en survêtement informe). Fin mot de la réunion : c’est le bordel à l’économat, on réorganise les rayons, on ne veut plus voir les stylos bleus avec les noirs.
  • En voiture, une patrouille motorisée te suit toute sirène hurlante, et te fait te garer sur le côté. J’ai grillé un feu ? un stop ? j’ai écrasé quelqu’un ? je conduis une voiture volée ? Que nenni, les gendarmes t’informent gentiment que tu as laissé ton sac à main sur le toit. (que celle à qui se n’est jamais arrivé me jette le premier caillou)
  • Période de noël, comme tous les ans tu t’y es pris à l’arrache, tu as tout commandé sur un site internet généraliste. La commande validée, tu reçois un email « En cette période de fort trafic, nous ne pouvons vous garantir une livraison pour Noël ». S’ensuivent des jours terribles, qui consistent à rafraichir toutes les 5 minutes le site de so colissimo pour suivre le colis, et a trouvé une excuse valable pour expliquer à ton neveu que le père-noël n’a pas réussi à garer son traîneau devant chez tata.  Finalement, tu seras livrée le 23. L’année prochaine, promis, tu t’y prends en novembre (on y croit tous).
  • Demain, c’est le mariage de ta meilleure amie. Pour l’occasion, tu as dépensé tout le budget destiné aux urgences dans une splendide robe à bretelles , décolletée, très courte, et des escarpins ouverts, dans le but secret de séduire le témoin. Seulement aujourd’hui il pleut des cordes, et le thermomètre affiche 12°C. Ton décolleté primant sur le reste, tu n’as pas prévu de veste, ni de doudoune. Tu vas donc passer la journée entière sur le site de météo France, pour savoir si tu vas finir avec une pneumonie. Au final il fera un superbe temps, tu annules la consultation chez ton médecin pour le lundi.

 

Ce qui est sûr, c’est que je préfère les cliffanger bien à leur place, dans les séries TV. Au moins, je peux toujours tomber sur un spoiler.

Je suis bordélique.

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J’ai beau jurer le contraire, je dois l’admettre, je suis bordélique.

Autant au bureau je suis ultra organisée, très carrée, limite nazi, autant chez moi c’est la foire du slip.  Chaque week end quand vient l’heure du ménage (je suis une bordélique hygiénique, je n’ai pas encore besoin de l’intervention des mamies de « c’est du propre »), je me pose la même question : comment une seule personne peut elle transformer 90m2 en une réplique du passage de l’ouragan Sandy, le tout en une semaine, sachant que je passe 12 heures par jour hors de chez moi. Attention les lycéens, le problème pourrait tomber au bac, et vous n’aurez que 4 heures pour trouver une réponse décente.

 

On commence par la cuisine. La pièce la plus dramatique. La vaisselle propre de toute la semaine attend désespérément qu’on vienne la ranger. Elle obstrue totalement l’évier, et au fur et à mesure de la semaine, les meubles autour. Quand à la table de la cuisine, c’est un vide poche géant : à chaque fois que je rentre, tout ce que j’ai dans les mains atterrit dessus, sans jamais en redécoller. Ce qui fait que tout le courrier de la semaine, les prospectus, les sacs vides, les sacs pleins, le parapluie, m’emmerdent à chaque fois que je veux manger à table. Résultat des courses, je vais manger au salon.

 

Le salon évidemment ne fait pas exception à la règle. La table basse est envahie par tous les emballages de sucreries que j’ai pu entamer chaque soir, sans jamais repartir dans le placard. Si je regarde un DVD, la boite jonche le sol, devant la TV. Si j’ai eu froid, la couverture est en boule, si j’ai eu chaud, 4 pulls se languissent sur le canapé.

 

Continuons vers la salle de bain : ici on se croirait dans les cabines d’essayage de H&M à la fin d’un samedi de soldes : 1 millions de vêtements trainent là, tous quasiment propres, tous froissés, ce qui fait que je vais tous les relaver parce qu’au final, je sais plus trop ou j’en suis. On ne parle pas de tous les cosmétiques qui inondent l’évier, ce serait trop facile.

 

Le bureau n’est pas en reste. La totalité de mon courrier (qui a été déplacé de la table de la cuisine) depuis que j’ai emménagée recouvre chaque centimètre de bureau. A chaque fois que je dois retrouver un document, je pars en expédition spéléologique. La déclaration d’impôt approchant, faut que je pense à poser des congés.

 

Nous finirons par un bref coup d’œil à la chambre, la pire de toute. Une explication simple a tout ce qui jonche le sol : étant donné que personne n’y va à part moi, dès que quelqu’un me prévient de sa venue, je déplace tout dans cette pièce. Si vous suiviez Friends, ma chambre, c’est un peu de placard secret de Monica.

 

Bref, chaque semaine quand je retrousse mes manches, je déclame inlassablement la même résolution : à partir de maintenant je range. Et ce n’est jamais arrivé.