Une vie de Chat

Tous les matins de la semaine, quand je me traîne hors du lit lève à 5h30, et que, cheveux de travers et bave collée sur la joue je constate que Pompom est frais comme un verre de rosé, je me dis que je voudrais être un chat.

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Le chat ne travaille pas.

Il n’a pas à aller au boulot pour pouvoir se payer sa pâtée, ça lui tombe tout cuit dans la gamelle. Il n’a pas à se lever à l’aube en ayant l’impression qu’il vient de se coucher, il n’est pas obligé de louper la fin de Grey’s Anatomy s’il ne veut pas avoir la gueule dans le cul le lendemain, il ne doit pas faire ses 8h15 par jour. Non, en lieu en place, le chat dort 16 heures par jour. A l’aise Blaise.

Le chat n’a pas à faire de faux semblant.

Le chat est associable, ne va vers les gens que quand il en a envie (c’est-à-dire jamais), aime qu’on lui foute la paix. Moi aussi. Sauf que moi je dois faire semblant que non, parce que personne ne dira « c’est mignon cette indépendance », mais plutôt « quelle connasse celle-là ».

Le chat n’a besoin de rien.

Il ne vit que de croquettes, de lait et de litière propre. En encore, pour la litière, si elle est pas propre, c’est tampis pour ta tronche, il fera ou il pourra, il n’est pas contrariant. Là ou toi tu achètes sans discontinuer parce qu’il te manque toujours quelque chose de vital (un jean, un épilateur, un diadème)(aucun lien dans ma parenthèse), le chat est 3 fois plus heureux que toi avec 100 fois moins.

Le chat est célibataire et c’est normal.

Ou pas inquiétant. Là ou toi tu as forcément une tare ou un vice caché si t’es toujours pas casé, le chat a droit au bénéfice du doute : après tout c’est toi qui lui impose ce célibat. Enfin de compte personne ne se pose la question, c’est normal.

Le chat n’a peur de rien.

A part l’aspirateur, rien ne l’effraie : araignées, souris, chauve-souris, tout n’est que compagnon de jeu. Forcément il ne comprend pas pourquoi tu gueules comme un putois saigné à vif quand il te ramène ses jouets devant les pieds.

Le chat est toujours beau.

Il a toujours gracieux, agréable à regarder. Tu dors la bouche ouverte et tu ronfles, le chat lui est beau. Tu fais de l’acné par période, le chat lui jamais. Tu as quelques fois les cheveux gras, le pelage du chat est toujours niquel. Tu as les ongles tout pourris à force de te les ronger, les griffes du chat sont aiguisées comme des couteaux.  Tu as des gros bleus sur les tibias à force de te cogner, indétectables sur le chat. Tu as une gueule de déterrée en période de gastro, le chat est toujours frais.

Alors à ceux qui disent « ma vie pour un royaume », faut que je vous dise, moi je réponds « la mienne contre celle du chat ».

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Les soldes ne m’auront pas (ou un peu moins)

Il y a deux périodes dans l’année ou je suis très malade : la période des soldes. Je contracte ce qu’on l’on appelle la fièvre acheteuse. En temps normal, je suis très réfléchie : les achats impulsifs ne me concernent pas. Je compare, je tergiverse, je prends le temps : chaque euros investi est mûrement réfléchi. Mais en période de solde, je suis aveuglée par les prix barrés.

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Alors tous les ans c’est la même mélodie, je dépense compulsivement dans des trucs inutiles. Des robes que je porterai jamais parce qu’aucune occasion de ma vie sociale ne s’y prêtera, des chaussures avec des talons de 12 alors que je sais pertinemment que je suis incapable de marcher avec sans ressembler à Bambi, des appareils électroménager que j’utiliserai une fois et qui prendront la poussière pour le restant de leur vie avec moi : j’achète n’importe quoi sous le prétexte fallacieux que « ça vaut le coup ».  Du coup je vais passer les 6 mois suivant à essayer de tout revendre : videdressing.com et leboncoin.fr peuvent me dire merci de faire tourner leur boutique.

 

Cette année j’ai décidé de faire table rase du passé et de partir sur de nouvelles bases.

Je me suis donc d’abord fixé un budget. Et le dit budget vient uniquement du montant de ce que j’ai pu vendre : soit 175 euros. (pour les curieuses, mon vide dressing c’est )(c’est pas moi sur les photos)(oui j’ai pas toujours bon goût)(tout me monde peut se tromper).

 

Partant de cette somme, il va falloir la jouer serrer. Ca va donc consister à acheter uniquement des choses utiles : exit les trucs à paillettes, en plumes, ou à poils.

Sur ma liste, il y a donc cette année :

  • 2 robes (avec lesquelles je peux aller travailler – donc simples)
  • 2 pantacourts (avec lesquels je peux aller travailler – donc pas trop sport ni pyjama)
  • 1 paire de chaussures ouvertes, en cuir, confortables, qui iront avec les robes et pantacourts pré-cités.
  • 1 sac à main blanc
  • 1 maillot de bain 2 pièces et qui ne me laisse pas les seins à l’air quand je saute dans la piscine.
  • Si le budget le permet, 1 ou 2 tops.

 

Là je sais ce que vous vous dites : elle va exploser son budget. Et bien non, parce que cette année, je n’irai pas dans les boutiques, je me contenterai d’internet. Et avec internet, c’est faisable, essentiellement avec mes amis de la redoute. Même si je retourne en principe la moitié des articles que je commande, je suis en général assez satisfaite. Par contre cette année je n’ai pas reçu le ptit catalogue des remises, et ça me rendait bien service pour anticiper. Donc si vous savez ou je peux le trouver sur le net, vous seriez des vraies copines de me le faire savoir.

 

Et vous, quels sont vos bons plans soldes ?

Il fait trop chaud pour travailler

« La vie c’est comme une boite de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber » disait la grand-mère de Forrest Gump. Ben avec la météo, c’est la même loterie.

 

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Il y a 15 jours encore, je maudissais ma région et sa météo de merde, a devoir porter mes manteaux d’hiver en plein mois de juin. J’ai dû gueuler suffisamment fort pour être entendue, parce que les cieux ont décidé de m’envoyer une canicule en pleine tronche. Et là, je les maudis encore plus fort.

Evidemment vous allez dire que je suis jamais contente. Et vous aurez pas tort. Mais moi ce que je voulais, c’était un petit 24°C, avec une légère brise. Pas 34°C qui t’étouffent. Mon corps ne suit plus, il ne comprend pas, comment il est passé de 10°C et 3 vestes + une écharpe, à 34°C et des vêtements qui lui collent à la peau (non pas que je les porte près du corps, non, c’est l’effet de la sueur, tellement moins glam).

Parce que quand il fait des températures pareilles, la première problématique de la journée va être la tenue adéquate. J’ai beau retourner ma garde-robe dans tous les sens, tout me semble trop. Je sais ce que je souhaiterais dans mon fort intérieur : aller au boulot en culotte. Mais ne travaillant pas dans un club de strip-tease ou la piscine municipale, ça reste inenvisageable pour l’instant. Je me rabat donc sur ce qu’il y a de plus léger, et autant vous dire que le look, ces jours-ci, c’est pas ma priorité.

Ensuite il y a ce qu’on va emmener à manger. Avec cette chaleur, je n’ai envie de me nourrir que de glaces et de sorbets, mais n’ayant pas de congélateur au boulot, c’est pas faisable. En regardant mon frigo, tout me semble indigeste, je n’ai envie de rien. Va pour du taboulé, ça devrait faire l’affaire, et avec un peu de chance, je ne ferai pas d’hypoglycémie.

Puis vient le drame du boulot : la température du bureau qui monte au fil des heures. Je travaille dans un bureau très high-tech, conçu par des architectes de talent. Tellement talentueux qu’ils ont dû sécher les cours de physique : même moi je sais que des grandes baies vitrées sans stores, l’été ça chauffe drôlement. Et évidement la clim ne rentrait pas dans le budget, à la place on a une ventilation. La ventilation a deux avantages : la première c’est que tu tempères les bureaux à 28°C (faudrait pas risquer un coup de chaud et  froid), et pour obtenir cette fraîcheur, le bruit est forcément de la partie. C’est pas très grave, ça donne l’impression de partir en vacances : toute la journée on se croirait dans l’avion d’easyjet qui décolle pour Ibiza.  La seule issue pour ma survie reste le vaporisateur d’eau, qui je crois me garde en vie pour le moment. Chaque geste devient pénible, on n’imprime plus parce que sinon faut aller chercher ses feuilles, on va plus aux toilettes parce qu’elles sont trop loin.

Mes nuits sont également torrides, mais je suis tellement contente d’être célibataire : je crois que je ne supporterais pas la présence d’une chaleur humaine alors que je cherche désespérément toute la nuit un petit coin de lit qui serait encore un peu frais. Et a force de chercher (et de ne pas trouver), on voit les heures du réveil défiler, et on sait déjà que le lendemain, on aura une belle tête de vainqueur. C’est pas grave, ça ira avec l’absence de look du moment. Si je me fais draguer cette semaine, c’est que le mec aura vraiment faim.

 

Bref, faut que je vous dise, c’est quand qu’il pleut ?…  

Vis ma vie de chômeur

J’aimerais aujourd’hui revenir sur un statut que partagent de plus en plus de personnes : le statut de chômeur. Après une longue période chez Pôle Emploi, et voyant la fin de ma période d’essai arriver à grand pas dans mon nouveau job, j’avais envie de revenir dessus et de partager mon expérience.

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Le chômage, des fois tu le vois venir, des fois ça te tombe dessus par surprise. Quoiqu’il en soit, il va falloir vivre avec, et surtout avec le regard des autres sur toi.

Au début il n’y a rien de dramatique, tu en parles ouvertement, ça ne fait que 3 semaines, 1 mois, 2 mois…Rien de grave qu’on te dit (et que tu penses), tu vas vite retrouver, avec ton expérience et tes capacités.

Tu penses que Pôle Emploi va bien t’aider, après tout, cette grande machine administrative est là pour toi.

Et puis au fil des jours, tu vois le chômage s’installer durablement, et sans t’en rendre compte, tu t’y habitues.

 

Tu constates que Pôle Emploi ne t’aide en rien, a part te coller des rendez-vous ou tu n’as pas le droit d’être en retard sans risquer d’être radiée, mais ou on hésite pas à te faire poireauter 1 heure au milieu de tes congénères : après tout c’est pas grave, t’es au chômage, t’as que ça à foutre. On t’envoi de temps en temps une annonce qui ne correspond en rien à ce que tu recherches, on te propose des formations qui ne servent à rien, on t’explique qu’on a pas trop de temps à t’accorder : tu sais lire et écrire, c’est pas le cas de tout le monde, donc t’es pas prioritaire.

 

Tu passes tes journées sur les sites d’offres d’emploi, tu les connais par cœur, tu es devenue une pro du marché de l’emploi. Tu postules, encore, toujours, chaque jour, sans relâche. Tu as à peu près 200 CV différents parce que tu les adaptes à chaque annonce à laquelle tu réponds. Tu reçois inlassablement des emails t’expliquant que tu es parfaite, mais qu’on ne va même pas chercher à te rencontrer. De temps en temps, l’espoir revient avec un entretien d’embauche. Tu y crois, ça s’est bien passé, tu fais des plans sur la comète, et finalement non, on a préféré quelqu’un d’autre car tu ne parlais pas espagnol, tu ne connaissais pas le logiciel xxx, tu avais trop d’expérience, tu n’es pas assez ou trop extravertie, ou le pompon : le poste a été pourvu en interne.

 

Le regard des autres devient vite pesant, personne ne t’appelle ou ne te vois sans commencer par un « alors, du nouveau côté boulot ? ». Tu as envie de répondre que si y’avait du nouveau, tu le crierais sur tout les toits, mais tu te contentes d’un gentil « non, toujours pas ». Tu essaies de changer de sujet, mais on insiste : « j’ai entendu parler d’un poste chez xxx », « tu devrais peut être reprendre une formation », « t’as essayé d’envoyer un CV chez xxx ? ». Tout le monde connaît plein de monde, fait passer ton CV à droite à gauche, mais ça ne donne rien.

 

On te fait aussi culpabiliser, en disant que tu devrais peut être pendre un job alimentaire, c’est toujours mieux que de rester à rien faire. On ne te le dit pas, mais tu sais qu’on te voit comme un parasite qui profite du système.

On pense que tu le vis bien, que tu profites de ton temps libre, personne ne veut croire que tu te lève tôt le matin, et que chercher du boulot, c’est un boulot à plein temps. On te demande ce que tu fais de tes journées, et on te recrute pour les tâches ingrates (garder le petit, attendre EDF,…) sous prétexte que TOI, tu as le temps.

 

Les mois s’enchaînent, et tu vois la dépression te guetter. Tu n’y crois plus, tu n’as plus envie d’y croire. Tu réponds toujours aux annonces, comme on jette une bouteille à la mer : sans réel espoir. Petit à petit tu te coupes du monde, parce que t’en as marre de ne parler que de ça. Ta vie sociale est bientôt réduite à néant, tu sombres. « Repasse les poussières, y’a toujours à faire, repas solitaire, en point de repère », Jean-Jacques Goldman semble avoir écrit cette chanson juste pour toi.

 

Et puis un jour, sorti de nulle part, un coup de téléphone. Un poste pour lequel tu n’avais pas été retenue est à repourvoir, on aimerait te rencontrer. L’entretien se passe bien, mais ils reçoivent d’autres gens. Ca fait longtemps que tu as arrêté de t’emballer, tu rentres et enlèves ton tailleur pour le ranger jusqu’au prochain entretien, quand soudain le téléphone sonne : c’est la boite qui te rappelle déjà. Tiens, t’as dû oublier ton parapluie. Non, on te veut. ON TE VEUT. Oui. Tu restes sans voix, tu ne sais pas comment réagir, tu n’oses pas y croire, c’est trop beau pour être vrai. 3 Jours plus tard tu commences, et là, tu le comprends : le chômage est derrière toi.

 

Cette triste période de ma vie semble s’éloigner de plus en plus, et j’espère vraiment ne plus connaître le chômage. Je souhaite plein de courage à ceux qui n’ont pas encore vu la lumière au bout du tunnel, et surtout : ne perdez pas espoir.  Le boulot c’est comme l’amour, ça vous tombe dessus quand vous vous y attendez le moins !

 

La recette du bonheur

Je crois que c’est le but de chacun : être heureux. Des tas de livres vous expliquent comment parvenir au but ultime, en vous donnant mille et une façon d’y parvenir, toutes différentes. Après vous avoir expliqué pourquoi cette connasse de Caroline Ingalls était bien la plus heureuse, j’ai finalement découvert cette semaine la recette qui fait mon bonheur. Si on m’avait dit qu’il était aussi simple d’être heureux, je ne l’aurais pas crû. Quoiqu’il en soit je ne suis pas chienne, je vous donne aujourd’hui mon secret :

LE CAKE A LA RHUBARBE .

Oui, qui aurait pu croire que quelque chose d’aussi banal pouvait avoir autant de pouvoir ? Je pense que je n’ai jamais mangé quelque chose d’aussi bon !! Le pied, l’extase, l’orgasme culinaire. A consommer sans modération !

Vous aussi croquez la vie et rependez le bonheur autour de vous. Une fois n’est pas coutume je vais faire dans le blog culinaire :

Les ingrédients :

500 g de rhubarbe

100 g de beurre

150 g de sucre

3 œufs

1 pincée de sel

200 g de farine

1 sachet de sucre vanillé

½ paquet de levure chimique

La préparation :

La recette était bien longue, avec une histoire de beurre à faire mousser, bref vu que j’ai la patience d’un enfant devant le sapin de noël, j’ai fait simple : j’ai tout mis dans le blender, et ensuite j’ai mélangé la préparation avec la rhubarbe coupée en morceaux, ce qui a donné ça :

 préparation cake a la Rhubarbe

 

Ensuite on enfourne le tout à 180°C sur la grille du bas pendant environ 1 heure (on surveille quand même).

Au final on obtient ça :

 P1020346

 

Et la clef du bonheur est à portée de bouche :

P1020350

 

Essayez, vous m’en direz des nouvelles !