Excusez-moi d’être maigre.

Je sais ce que vous vous dîtes à la lecture du titre de ce post : « elle se prend pour qui cette conne ? ». Je vous arrête tout de suite : je ne viens pas me vanter, je viens chercher un peu de compassion pour les filles, qui comme moi, sont maigres comme des clous.

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Parce que je ne doute pas que les rondes ont leur lots de complexes et de problèmes, mais les maigrichonnes aussi n’ont pas la vie simple. Alors aujourd’hui je viens pousser un coup de gueule : c’est pas facile non plus d’être (très) mince, merci d’en prendre bonne note.   

 

Tout d’abord il y a les remarques désobligeantes. Sous couvert de taquinerie façon « tu vas pas le prendre mal parce que t’as de la chance d’être comme ça », on s’en prend plein la tronche : « tu vas bientôt perdre un os », « tu t’habilles au rayon enfant ? », « si tu tombes tu te casses », quand on te soupçonne pas d’être anorexique ou boulimique, voir les deux. Non, je vous assure, on peut avoir un métabolisme un peu hors du commun. Je mange comme 4, toute la journée je boulotte tout ce qui me passe devant le nez, tout ce qui est bien gras, bien sucré, mais voilà : je m’autodigère. Si j’ai le malheur de sauter un repas, c’est un kilo en moins sur la balance que je vais mettre 1 semaine à reprendre. Parce que oui, il y a des filles qui cherchent à prendre du poids. Et quand on tente de l’expliquer, on s’entend dire « t’as de la chance j’aimerais bien être comme toi » : non, je t’assure, t’aimerais pas.

 

Parce que oui on est complexée. Parce que non, on ne peut pas tout porter : on a très vite fait de ressembler à un porte-manteau. D’autant plus que s’habiller ressemble au parcours du combattant : le 34 est quasiment inexistant, et quand tu as le malheur d’expliquer à la vendeuse que le 36 est trop grand, elle pense que tu y mets de la mauvaise volonté : « mais faut pas que ça colle trop non plus ». Je m’en doute, mais faut non plus qu’on ait l’impression que j’ai chié dans mon froc tellement ça baille par manque de fesse. Si c’est pas trop demander.

Quand on se regarde dans la glace, on voit des os, beaucoup d’os. Toutes mes côtes sont apparentes, j’ai l’impression d’être un support de sciences naturelles.  Quand à mes os des hanches, ils frottent sur toutes les ceintures (obligatoires !), jusqu’à laisser ma peau en sang. Très glam’.

 

Se soigner n’est pas aussi une partie de plaisir : parce que pour l’industrie pharmaceutique, le patient moyen fait forcément plus de 50 kilos : du coup la moitié des médicaments ne sont pas adaptés, et on se retrouve avec les formats enfants qui forcément ne sont adaptés non plus aux pathologies adultes.

 

Voila, c’était un petit coup de gueule en passant. Essayez de regarder mes congénères différemment, et la prochaine fois que vous balancerez une vanne à votre copine toute mince, n’oubliez pas qu’elle a aussi un cœur, pas forcément proportionnel à son poids.

 

Toi aussi trouves un hobby à la con

Aujourd’hui j’ai encore fait une découverte qui m’a estomaquée. Ce monde n’en fini pas de m’étonner, et à l’heure ou je vous parle, je pense qu’il y a encore des gènes non identifiés chez certains de nos congénères humains. Cette fois on est pas loin du summum de la connerie, de l’award de la stupidité. Et encore une fois ça tombe sur nos amis les bêtes. Ne vous méprenez pas, je ne suis pas une Brigitte Bardot en puissance, j’aime les animaux certes, mais je ne milite pas tous les week ends contre la vivisection. (Même si je suis contre).

Bref, je vous avais déjà parlé de mon coup de gueule face au litter kwitter, cette fois ce sera concernant le Creative Grooming.

 

Mais c’est quoi cette bête là ? A première vue, on pourrait croire que c’est un concours pour les portiers de palace, à celui qui trouve la manière la plus originale d’ouvrir la porte. (rapport au groom, pour ceux qui ont pas suivi). Même si la discipline ne manquerait pas de charme, c’est pas ça.

Que nenni.

 Le creative grooming est une discipline qui voit s’affronter des toiletteurs pour chien, dans le but non avoué d’humilier nos amis à 4 pattes. Parce que oui, je reste persuadée que le chien a de l’amour propre, et à sa place, là, j’aurais la honte :  (Ames sensibles s’abstenir)

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Evidemment ça me révolte, un chien c’est pas une poupée, blablabla, je pense que j’ai pas besoin de m’étaler sur le sujet.

 

Pour ceux et celles qui se demanderaient ou j’ai bien pu découvrir ça, pour faire court je dirais que c’est une recherche google qui a mal tourné…Faut dire que j’ai un peu tapé fort sur la gourde de rosé à midi, du coup j’ai manqué de cohérence à un certain moment.

Ne me jetez pas la pierre (sinon je vous la renvoie en pleine tronche).

 

 

Que lire cet été ?

Oui ça fait longtemps que j’ai pas posté, je sais que vous étiez désœuvrés, mais voilà : quand il fait beau (sous-entendu quand il ne pleut pas)(donc pas souvent)(mais un peu plus ces derniers temps), ce que j’aime par-dessus tout, c’est m’affaler sur une chaise longue et me plonger dans un bouquin. Je n’en sors que pour mes besoins physiologiques : boire, manger, fumer, faire pipi.

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Du coup je me suis dit que je ne devais pas être la seule, et si vous êtes comme moi, arrive un moment ou vous ne savez plus quoi lire. Alors voici quelques conseils avisés des 2 livres qui m’ont enchantée ces derniers temps :

**** Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, de Jonas Jonasson.

L’histoire : Le jour de ses cent ans, alors que tous les notables de la ville l’attendent pour célébrer l’événement, Allan Karlsson s’échappe par la fenêtre de sa maison de retraite quelques minutes avant le début de la fête organisée en son honneur. Ses plus belles charentaises aux pieds, le vieillard se rend à la gare routière, où il dérobe une valise dans l’espoir qu’elle contienne une paire de chaussures. Mais le bagage recèle un bien plus précieux chargement, et voilà comment Allan se retrouve poursuivi par la police et par une bande de malfrats… Commence alors son incroyable cavale à travers la Suède, mais aussi, pour le lecteur, un étonnant voyage au coeur du XXe siècle, au fil des événements majeurs auxquels le centenaire Allan Karlsson, génie des explosifs, a été mêlé par une succession de hasards souvent indépendants de sa volonté.

Mon avis : le meilleur livre que j’aie jamais lu. Dégoutée de l’avoir terminé, j’avais envie qu’il dure toujours. Le style est frais, efficace, l’histoire incroyable. L’auteur fait preuve d’une imagination démesurée, et dès les premières pages on a plus envie de le lâcher. Gros éclats de rire en perspective. Si vous ne devez en lire qu’un, c’est celui-là.

***** Les Morues, de Titiou Lecocq

L’histoire : C’est l’histoire des Morues, trois filles – Ema, Gabrielle et Alice – et un garçon – Fred –, trentenaires féministes pris dans leurs turpitudes amoureuses et professionnelles. Un livre qui commence par un hommage à Kurt Cobain, continue comme un polar, vous happe comme un thriller de journalisme politique, dévoile les dessous de la privatisation des services publics et s’achève finalement sur le roman de comment on s’aime et on se désire, en France, à l’ère de l’internet. C’est le roman d’une époque, la nôtre.

Mon avis : je suis fan du blog de Titiou Lecocq, qui me fait mourir de rire. J’ai donc acheté le livre par curiosité, en espérant qu’elle serait aussi douée sur papier que sur la toile. Les premières pages m’ont un peu égarée : on attaque par l’enterrement d’une amie des protagonistes, j’ai donc eu peur que ça ne vire au mélodrame. Mais au fil des pages, on passe par le rire, la peine, le suspens : une palette d’émotions qui vous fait tourner les pages sans vous en rentre compte. On s’attache à tous les personnages comme si c’était notre propre bande de potes. Le livre d’une trentenaire pour les trentenaires, le miroir de notre génération.

NDLR : je ne touche aucune commission sur les ventes…