« Mais avance connard, le radar il flash à 90, pas à 60km/h ! »

Lettre ouverte à tous ces boulets qui encombrent ma route.

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Ce n’est pas parce que j’ai eu mon permis du premier coup (le code en deux, mais c’est pas pareil), que je m’auto proclame experte en conduite (c’est pas l’envie/les aptitudes qui me manque pourtant). Mais je rêve, pour une journée, d’avoir le super pouvoir de verbaliser tout ces chauffards que je voudrais pousser dans le talus (sans dommage corporel, ça va de soit). Pas un jour ne passe sans que je jure comme un charretier devant ces pseudo-conducteurs :

 

  • l’idiot qui ne met jamais son clignotant et qui fais appel à tes dons de voyance pour anticiper ce qu’il va faire (ou pas)
  • l’abruti qui ne sait pas prendre un rond-point, se met sur la mauvaise voie, et vient se rabattre sur toi, le tout en klaxonnant.
  • l’assassin en puissance qui double en face de toi et te fais des appels de phares parce que c’est à toi de te pousser de TA voie.
  • L’électricien qui t’éblouie parce qu’il se prend pour la tour Eiffel de nuit et veut illuminer la route sur 3 km avec ses antibrouillards  alors que le ciel est complètement dégagé
  • Le relou qui se colle à toi alors que t’as un démarrage en côte à faire sur l’équivalent de l’Everest
  • Le peureux qui se gare sur deux places pour pas qu’on vienne rayer son Kangoo tout neuf
  • Le chiant qui vient se garer à 3 cm de ta portière et qui t’oblige à faire la crêpe pour rentrer dans ta voiture
  • L’orgueilleux qui accélère quand tu te décides à le doubler parce que ça fait 5 km qu’il dépasse pas le 70km/h
  • Le lourd qui squatte la voie de gauche sur l’autoroute et te fais un bras d’honneur dans tu le colles pour qu’il se pousse
  • Le serpent qui ne tient pas en place et qui change de voie constamment quand ça bouchonne
  • La boussole qui préfère chercher sa route en roulant à 10km/h plutôt que de s’arrêter pour lire son plan ou demander son chemin

 

Si vous vous reconnaissez dans l’un de ses portraits, merci de prendre les mesures nécessaires immédiatement. Vérifiez vos rétroviseurs, I’m watching you…  

Je suis célibataire : Je vais bien, ne t’en fais pas.

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Du point de vue de mon entourage, j’ai l’impression que mon célibat est une maladie. Honteuse la maladie. Une sorte de MST que j’aurais chopé à force d’être moi-même. Mais dans mon malheur j’ai un peu de chance, ça serait pas incurable. Grand bien me fasse. Ça ne traverse pas l’esprit des gens qui me côtoient que même si je n’ai pas de moitié, je suis un être à part entière, qui a le droit d’exister en tant que telle. « Quand tu auras un nouveau mec », « quand tu seras un couple », « quand tu seras mariée », comme si mon état était passager, comme si ça allait s’arranger.

Alors évidemment on cherche à me caser. A tout prix. Avec n’importe qui. Du moment que le mec est célibataire / divorcé, il me correspond forcément. Parce qu’à 30 ans, faudrait pas non plus que je sois exigeante. Peu importe qu’il soit divorcé 3 fois, qu’il ait 3 gamins de 3 mères différentes, qu’il ait 10 ans de moins ou 15 de plus que moi, qu’il ait un fort penchant pour l’alcool ou l’instabilité, c’est sûre que si je suis exigeante je vais jamais trouver. L’amour qui te tombe dessus sans t’y attendre, c’est que dans les films que ça arrive. Et si moi j’ai envie d’y croire, si j’ai envie de laisser le destin mettre son grain de sable dans ma vie, non, faut arrêter de rêver. Faut t’inscrire sur internet qu’on me dit. Parce que tout le monde connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui a rencontré l’amour sur le web. Même si moi je connais plein de filles qui ont enchaînés les RDV foireux sur les même sites.

Quand j’étais au chômage, quand je croisais quelqu’un, la première chose qu’on me demandait c’était « du nouveau coté boulot ? ». Ce problème étant résolu, désormais on retourne au bon vieux classique « et les amours ? ». J’imagine que le jour ou j’aurai un mec, on me saoulera avec les gamins. A croire qu’on veut toujours te parler de ce que t’as pas, plutôt que de ce que tu as. Est-ce que ça rassure les autres d’essayer de taper là ou ça pourrait faire mal ? Est-ce que je leur demande moi à mes copines si leur mec est toujours aussi con, si leurs gosses sont toujours aussi impolis ? Non, pas que je sache.

Le problème c’est que je ne rentre pas dans le moule, et le moule c’est quelqu’un pour partager ta vie et des moufflets. La famille Bidochon qui part à Palavas-les-Flots tous les ans. Mon entourage n’a pas envie de croire que je ne partage pas leur idéal de vie. Et si à travers moi ils se rendaient compte que leur idéal n’était pas si parfait ? Parce que je peux partir à New-York sur un coup de tête, parce que je peux rester en pyjama à manger des bâtons de surimis à même la boite, parce que je peux rentrer du boulot et me poser devant la télé sans me préoccuper de personne, parce que je peux claquer mon fric comme je l’entends sans rendre de compte, parce que tout simplement je suis libre ? Cette liberté de pouvoir aussi tomber amoureuse sans retenue, si un jour l’occasion se présente ? Parce que tout peut encore m’arriver, parce que la vie peut encore me surprendre ?

Et si finalement cette maladie était une bénédiction ? Quoi qu’il en soit, il est certain que je ne cherche pas à en guérir, quoi qu’ils en pensent…

Orange is the new black

Comme beaucoup d’entre vous, je suis accroc aux séries tv. Je regarde tout et rien, et surtout j’en cherche toujours de nouvelles. Alors pour celles et ceux qui sont aussi assoiffés que moi, il y en une dont je dois absolument vous parler : Orange is the new black.

 

Mais c’est quoi ? Encore une série de fille qui parle mode ?

Et bien pas du tout du tout. Orange, c’est pour la couleur que porte les nouveaux incarcérés dans les prisons aux States.

 

Mais alors, c’est un nouveau prison Break ?

Non rien à voir. Déjà ça se passe dans une prison pour femme, et l’héroïne ne veut pas s’en échapper, elle veut juste faire son temps tranquillou et reprendre sa vie ensuite.

 

Tu nous racontes en gros l’histoire ?

Et bien Pipper Chapman, c’est un peu vous et moi, la petite trentenaire tranquille qui a un boulot et un fiancé, et qui se retrouve devoir passé un an en taule pour une connerie qu’elle a faite 10 ans auparavant, quand elle était jeune et sotte.

 

Ouaih, on voit le genre, des histoires de gangs et la gentille fille devient méchante…

Non, au contraire. Pipper va faire la connaissance de filles qui ont toutes fait des conneries, mais qui finalement restent des êtres humains et braves femmes auxquelles on s’attache. Dans chaque épisode on a des flashsback sur les problèmes qui les ont conduit en taule, et on se dit que la vie c’est pas tout noir ou tout blanc : y’a beaucoup de gris.

 

Et le casting ? toutes des bombes super bien coiffées et maquillées ?

Pour une fois ça change, on a des vraies « gueules ». Pipper est interprétée par Taylor Schilling (l’infirmière de Merci Hospital), pour le reste, c’est que des têtes nouvelles. Ah si, son fiancé est le héro des navets American Pie. Pour le coup, c’est à mon gout la seule fausse note, je ne le trouve pas très crédible, la faute sans doute à son rôle dans ces films ratés.

 

Un dernier argument pour nous donner envie de le regarder ?

Et bien c’est une série Netflix, qui a déjà sorti l’excellent House of Card, c’est donc gage de qualité. Et le bonus c’est que tous les épisodes sont diffusés le même jour, ce qui fait qu’on peut se matter la première saison d’une traite. Ce que vous ferez, parce que c’est addictif. Bref, prévoyez ça pour un week end pluvieux !

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Que lire cet été #2

L’autre jour je vous ai déjà parlé de deux coups de cœurs littéraires.

Si vous êtes pas encore parti en vacances et que vous cherchez quoi emmener dans vos valises pour le farniente sur la plage, en voici deux autres :

 

Et puis, Paulette… de Barbara Constantine

 

L’histoire : Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. À l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas…
Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…

 

Mon avis : Un pur bonheur ! Ce livre m’a fait l’effet d’une compresse sur les plaies de mon cœur (c’est super beau ce que je dis), d’une couverture sur mes genoux l’hiver au coin du feu : un vraiment moment de tendresse, un truc qui fait du bien, mieux qu’une psychothérapie. L’histoire est douce, originale (on écrit trop peu sur les petits vieux). Le style de l’écrivain est totalement rafraîchissant, inimitable, inconnu au bataillon. Bref, je vous le conseille vivement si vous avez envie de tendresse et d’émotion : ce bouquin devrait être remboursé par la sécurité sociale.

 

Apocalipstick de Charlotte Marin

 

L’histoire : Cher journal, alors que j’étais tranquillement menottée au lit de
Richard, sa femme a débarqué ! J’ai alors pris mes (belles) jambes à mon cou et j’ai sauté par la fenêtre (du deuxième, je te rassure) pour éviter le désastre. C’est là que j’ai rencontré Martin. Bon, comme j’étais entièrement nue au beau milieu de la rue, nous n’avons pas beaucoup parlé. Tout ça pour te dire que je suis amoureuse ! Duquel ? Ça, je ne sais pas, pas encore…

 

Mon avis : une franche rigolade ! Ce tout (trop) petit bouquin se lit comme on regarde une comédie romantique, en 2 ou 3 heures maxi. Ca pourrait être Bridget Jones, mais en beaucoup plus drôle. Le style de Charlotte Marin est assez incroyable : chaque phrase fait mouche, on sent l’énorme travail d’écriture derrière. Les jeux de mots sont de petits bijoux, et les situations cocasses dans lesquelles nous entraine l’héroïne ont provoqués chez moi quelques bons éclats de rire. C’est rafraichissant, dommage qu’il soit si court, car on en redemande.

Je pars en vacances

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Le travail c’est la santé, mais la glande c’est la vie. Après tout, est ce qu’on va pas au boulot en attendant les prochains congés ? moi dans ma tête c’est comme ça en tout cas.

J’ai commencé mon nouveau job il y a 4 mois, donc forcément j’ai pas droit à grand-chose. J’ai quand même réussi à négocier 10 jours, c’est toujours ça de pris.

J’ai donc contacté ma copine Tabata (nom d’emprunt, évidemment), pour lui proposer qu’on aille glander 1 semaine ensemble quelque part ou il ferait beau et chaud. Tabata c’est ma seule copine célibataire, on a une décennie de différence (c’est une vieille de 40 ans), mais on a le même âge mental (20 ans). L’an passé on est parti à l’Ile Maurice toutes les deux, et on avait bien rigolé. Du coup on remet le couvert cette année.

Donc j’ai expliqué à Tabata que moi j’étais déjà claquée, qu’on avait qu’une semaine, alors y’avait pas moyen de m’achever avec un jetlag à la con. Le Mexique ou le Vietnam, tu oublies que je lui ai dit. On prend un compas et on trace une zone de deux heures de vol autour de l’aéroport. On peut aussi partir en France qu’elle m’a répondu. Ben voyons, pis avec la Fram pendant que tu y es, que je lui ai rétorqué. T’es rien qu’une conne qu’elle a dit. C’est pas totalement faux.

J’ai donc proposé la Corse (oui je sais ça reste la France mais pas trop quand même). J’y suis jamais allée, elle non plus. Chouette, va pour la Corse. Sauf que 2 heures de recherche plus tard, je lui ai dit que finalement le Cap d’Agde ça devait pas être aussi pourri que ça : la Corse au mois d’Août, c’est du vol. Je suis pas contre de claquer mon fric sans compter, mais faut pas exagérer.

Alors on a parlé de la Grêce, mais moi vu l’état du pays, j’aurais mauvaise conscience d’aller faire la touriste là-bas alors que les autochtones sont graves dans la merde. Je sais que le tourisme les fait vivre, mais je peux pas.

Ensuite on s’est tournées vers Madère (c’est une île du Portugal pour les incultes). Et les avis qu’on a eu c’est que c’était parfait pour la randonnée. LA RANDONNEE, allo ?! Comment vous dire, j’ai les pieds fragiles. Et moi tout ce que je veux c’est une plage, un bon bouquin, des beaux mecs en maillots de bain, et un cocktail à portée de main (ça rime). Pas le club du troisième âge du Val de Marne avec des sacs à dos Queshua.

Et pis en se baladant sur voyage privé, on a eu un coup de cœur. On a pas eu besoin de beaucoup discuter, on est tombées d’accord : on part en Sardaigne. A nous les petits italiens tout bronzés, les pâtes et les mama mia.

Voila, dans J-15, je serai là :

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J’ai hâte….je vous raconte même pas ! Enfin, si, je vous raconterai, mais à mon retour !

Bonnes vacances les coquinous, et bon courage a ceux qui reprennent ou qui ont repris, sans oublier mes anciens collègues de Pôle Emploi : c’est pas parce que vous êtes au chômage que vous avez pas le droit de profiter de la vie.

Des nouvelles du front

Oui je sais, ça fait longtemps que j’ai pas posté. Mais j’ai des excuses :

1) je suis pas en vacances, moi : je bosse.

2) il a fait chaud. très chaud. trop chaud. Vu que je supporte pas la chaleur, ces dernières semaines ont consisté pour moi à survivre. Chaque journée passée est une victoire sur la canicule. Bref, je suis contre-productive quand le thermomètre dépasse 26°C. Alors imaginez à + de 30°C

3) j’avais rien à raconter, commenter ou vous faire découvrir. (en vrai si, mais ça fait la fille qui poste pas pour rien dire, la classe à Dallas.)

Voilà, j’espère que vous êtes rassurés. Si vous vous étiez inquiétés, évidemment.  Parce qu’en fait personne n’a demandé.

Je tiens aussi à vous signaler que j’ai jamais eu autant de visites que depuis je ne poste plus régulièrement. Je sais pas trop ce que je dois comprendre. A croire que mon silence vous plaît…Je le prends pas mal, mais un peu quand même.

Je reviens vite, mais en attendant, je vous ai à l’œil.

la bise,

Votre dévouée Max La Menace