J’ai mal à ma France

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Fini la rigolade, aujourd’hui je viens pousser un vrai coup de gueule. J’aime mon pays, j’aime la France, et depuis toujours je m’estime chanceuse d’être française. Il suffit de regarder quelques milliers de kilomètres plus loin pour constater qu’on n’a pas à se plaindre.

Je peux sortir de chez moi sans craindre de prendre une bombe sur le coin de la gueule, j’ai eu accès l’école et à l’éducation, je mange à ma faim, je peux me soigner quand je suis malade. Quelques milliards de personnes ne peuvent pas en dire autant.

Et pourtant, force est de constater que mes compatriotes ne s’estiment pas aussi chanceux que moi, et qu’ils cherchent des responsables, partout, pour tout.

Ma France devient raciste, devient facho. A croire qu’elle a la mémoire courte et que l’Histoire ne lui a rien appris. Que la haine de l’autre ne l’a pas marquée, qu’elle n’a pas laissé de trace, même si les cimetières sont remplis de nos grand-pères mort pour elle et sa liberté.

Ma France a décidé que le Front National était la solution à tous ses problèmes, que les étrangers étaient la cause de son malheur, eux qui ne voyaient en Elle qu’une Terre d’asile ou tout serait plus facile. A croire que ces étrangers sont biens les seuls à voir la chance qu’on a.

Evidemment, ceux qui soutiennent le FN sont en principe des pauvres types qui vivent à mille lieux de l’insécurité, bien planqués dans leur campagne, et que le dernier étranger qu’ils ont vu étaient Rock Voisine en concert à la MJC du coin. La peur de l’autre prend tout son sens. C’est pas parce qu’on ne connaît pas qu’on ne doit pas haïr, CQFD bande d’abrutis.

Ma France n’a plus de limite. Elle siffle son président un 11 novembre, seul jour de l’année ou il n’est pas question de lui, mais de mémoire. Evidemment ce n’est qu’une soixantaine d’idiots très peu représentatifs, mais la (mauvaise) presse aidant, on a l’impression que c’est la France entière qui ne sait pas se tenir.

On manifeste, pour tout, tout le temps, on n’est jamais content. Sans se rendre compte qu’avoir le droit de manifester est déjà une chance que beaucoup n’ont pas.

Faut que je vous dise, chers compatriotes : on pourrait être mieux, c’est sur, mais on pourrait être tellement moins bien. Et si pendant un instant, on prenait le temps de voir le verre à moitié plein plutôt que celui a moitié vide ?

Le patrimoine des ministres : la grande imposture

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La France retient son souffle. Ce soir à 17h00, les ministres dévoilent leur patrimoine : un petit pas pour l’homme, un grand pas pour la république. Enfin, c’est ce qu’on tente de nous faire croire.

L’affaire Cahuzac, (vous savez déjà ce que j’en pense) a fait bien du bruit. Elle a posé bien des soucis dans les plus hautes sphères politiques. Même que le président et le premier ministre ils étaient bien embêtés, déjà qu’ils avaient pas besoin de ça les pauvres.  Alors il a fallu réagir vite.

J’imagine la réunion de crise…

–   Quelqu’un reveut du café ?

Tous ensemble :  – Non, ça va, merci François ». (oui dans mon imaginaire, le président sait recevoir.)

–          Bon les gars, là on est peu dans la merde. Déjà que ça allait pas fort, maintenant je peux vous dire qu’à ce rythme là, je vais me prendre une raclée en 2017. Alors faut me trouver une solution, sinon on va se retrouver avec un mai 68 dans peu de temps. J’attends vos idées.

Tout le monde fouille dans ses papiers, personne n’ose lever les yeux, de peur d’être interrogé.

–    Bon, je vous préviens, si personne ne veut me filer un coup de main, moi je vais avoir vite fait : je dissous l’assemblée.

Tous les doigts se lèvent.

–    ok, j’aime mieux ça. Bon, Jean-Marc, je t’écoute.

–    Ben moi chef j’ai eu une super idée. On pourrait faire diversion en publiant le patrimoine de tous les ministres ! Comme ça les français ils croient qu’on est transparents, les ministres font croire qu’ils n’ont rien à se reprocher, et on reprend 10 points dans les sondages.

–    Purée Jean-Marc, mais c’est génial !! Je sais pourquoi je t’ai choisi maintenant !

Parce que dans la tête du président et celles de ses comparses, rendre public ce type d’infos, c’est endiguer la fraude fiscale et les controverses autour de son équipe. Forcément.

Parce qu’évidemment, le ministre qui roule en Scenic n’a rien à se reprocher, évidemment. Et celui qui a 3 maisons secondaires, s’il le dit, c’est qu’il n’a rien à cacher sur leur acquisition, évidemment. Evidemment, si mon député me dit ce qu’il possède, ça veut dire que non il n’a pas pu favoriser son copain pour l’obtention d’un marché public. Et mieux encore, si un autre ministre a un bas de laine aux Iles caïmans avec de l’argent pas trop trop propre, il a bien sûr cocher la case s’y rapportant sur sa déclaration : « Fraudez-vous l’état – oui / non ».

Pour moi la seule solution nous vient des USA : le vetting process.  Tout candidat à un poste de haut rang doit subir une enquête ultra poussée. S’il ment et qu’il est démasqué, il se retrouve coupable de parjure, ce qui au pays de l’oncle Sam, est terrible, et peut aller jusqu’à la peine de mort en Californie. Sans aller jusque là évidemment, c’est pour moi la seule solution qui permettrait d’avoir confiance.

Et vous, vous en pensez quoi ?

Chat va bien ???

Ce matin j’ai fait la découverte de l’année. Le pompon, l’Everest de la connerie. Et je pèse mes mots. Cette découverte, c’est le Litter Kwitter.

Qu’est ce que le Litter Kwitter ?

Selon le site de la marque, c’est « un kit complet de dressage des chats à l’usage des toilettes qui vous aidera à entraîner votre chat à se servir des toilettes normales de la maison. »

Si tu penses avoir mal lu, le kit te permet d’obtenir ça :

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Pour la modique somme de $ 59, toi aussi découvres les joies d’aller au toilettes et d’entendre à travers la porte ton chat miauler « c’est occupéééééé !! »

Dans les faits, le principe est une succession d’étapes d’éducation du chat qui te permettra d’obtenir le saint graal : voir ton minou poser sa crotte comme toi.

Le site te précise quand même que selon la caractère de ta bestiole, ça peut être plus ou moins compliqué. Ca tombe bien, parce que mon Pompon étant assez con pour avoir peur de sa propre queue, je pense donc que l’expérience me mènerait à le trouver noyé au fond de la cuvette.

A noter que rien n’est dit sur la capacité du chat à tirer la chasse d’eau ou mettre le rouleau de PQ vide à la poubelle. Je suppose qu’un nouveau kit à ce propos est en cours de développement.

Ce concept me révolte un peu. Un chat reste un animal avec ses propres instincts, si t’as pas compris ça, tu n’en prends pas ou alors tu fais un gosse et tu lui apprends à aller sur le pot.

Et oui quand on adopte un chat, c’est pas que pour les calinous le soir devant la télé. Le chat amène aussi son lot de contraintes, même si elles sont assez limitées. Et nettoyer la litière ça fait partie du package.

A l’inverse, les concepteurs aimeraient-ils faire leur commission dans une litière ? Pas sûre…

Pour les curieux, le site web c’est ici.

 

Quand la mayonnaise ne prend pas…

 

 

 

De temps en temps, je cuisine. Ça me prend comme un coup de pied au cul, sans prévenir, sans prévoir. Alors dimanche après-midi, j’ai fais des meringues. Non pas que j’aime ça, au contraire ça colle aux dents et ça fous la soif, mais ça fait super joli dans ma cloche à gâteaux. 

Oui, je suis de ces jeunes femmes de la génération Y qui se veulent indépendantes, résolument fortes, et qui ne veulent pas ressembler à leurs mères, et j’ai une cloche à gâteaux. Mais pas n’importe laquelle. La vraie, l’ultime, la kitch. Celle dont je rêvais petite fille en regardant 7 à la maison. Et je l’ai trouvé par hasard il y a 15 jours chez Ikea (gage de bon goût). Mon sang n’a fait qu’un tour, mon caddie demi-tour. Voilà ce que ça donne :

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(le noir & blanc pour bien insister sur la symbolique)

Vous admettrez (ou pas) que ça claque.

Bref j’ai fait mes meringues, et les meringues induisent un problème incontournable de taille : on se retrouve avec des jaunes d’œuf dont on sait pas quoi foutre. Et vu que je suis dans une période « le gaspillage c’est pas beau », j’ai voulu tenter l’expérience de la mayonnaise.

J’ai sorti la recette de Mamie, j’ai respecté toutes les indications, mais au bout de 20 minutes de battage intempestif, j’ai dû me rendre à l’évidence : la mayonnaise ne prenait pas. Alors j’ai fait ce que tout le monde aurait fait : je suis allée chercher une solution sur internet. J’ai tout essayé : rajouter de la moutarde, rajouter de l’huile, une cuillère d’eau chaude, une cuillère d’eau froide, mettre au congélateur. J’ai même lu qu’en période de ragnagna, ça pouvait poser problème. Mais comme j’étais hors période d’alerte, j’ai abandonné l’idée. Au bout d’une heure, le résultat était là : j’avais 1 litre de liquide infâme, et à force de goûter et regoûter, une grosse envie de gerber qui allait me tenir toute la nuit.

Faut que je vous dise, la mayonnaise, c’était la première et la dernière fois. 

Le détail qui fait toute la différence…

Vous ne vous êtes jamais demandé ce qu’aurait pu être votre vie si vous étiez nés différemment ? Attention, je ne veux pas dire avec 3 jambes ou une trompe d’éléphant au milieu du front, non, j’entends à une autre époque, dans une autre famille, dans un autre pays, etc. Bref, si vous aviez été tout à fait le/la même, mais avec un élément dans votre existence si différent de l’actuelle, qu’il aurait pu finalement changer toute votre vie.

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Mais où est-ce que je veux bien en venir ?! C’est simple, cette question m’est venue en flânant sur le web. Je suis du genre à m’intéresser à tout, et quand je tiens un sujet, je ne le lâche pas. C’est comme ça qu’un jour j’ai passé une nuit blanche à avaler des infos sur le Glass Steagall Act pour comprendre au matin, fraîche comme une bouteille vide de rosé, que la crise financière qui nous terrasse depuis des années est due à Bill Clinton. Mais c’est une autre histoire, et je vous laisse le soin de faire vos propres recherches.

 

Cette fois ci, ma soif de culture générale s’est abattue sur la Guerre du Vietnam, et notamment sur la sélection des jeunes américains qui n’avaient rien demandé à personne et qui se sont retrouvés au combat sans avoir leur mot à dire. Comment avaient-ils été « choisi » ? Sur quel critère ? Et bien leur sort s’est joué à la loterie. Au sens propre du terme. Afin de mettre tout le monde sur un pied d’égalité, le gouvernement Américain avait décidé de tiré au sort les malheureux, sur un critère très simple, leur date de naissance. Dans une énorme sphère, ont été placés tous les jours de l’année dans une petite boule, 366 au total. Et à la manière de the Voice, le show du tirage au sort était retransmis à la télévision. Tous les jeunes hommes de 20 à 26 ans attendaient fiévreusement devant leur poste de tv de savoir si le jour où ils étaient nés allait, peut-être, les conduire à la mort. J’imagine difficilement ce que ces américains ont pu ressentir ces soirs là (tirage 3 années de suite), les cris de joies dans certaines famille venant résonner sur les larmes de foyers moins chanceux.

 

Alors effectivement, être né un jour plus tôt ou un jour plus tard pouvaient changer toute leur vie. Mais ma question de départ m’a ramené à quelque chose qui me touche directement : la destinée de mon père. En effet, après recherches, (très longues celles-là), il est apparu que mon père, 21 ans à l’époque, s’il avait été américain, aurait été appelé. Et je dois dire que ça m’a retourné. Alors qu’à cette époque il vivait paisiblement dans la campagne française, s’apprêtant à rencontrer ma mère, qu’en aurait-il été s’il était né américain ? Serait-il revenu ? Aurait-il souffert des traumatismes de la guerre ? et la question la plus importante : serais-je née ? Alors on peut parler de destin, de chance, de tout ce qu’on veut, mais on ne réalise sans doute jamais la chance qu’on a quand on l’a. Ca pourrait faire un bon scénario de film, mais surtout, il fallait que je vous dise, peut-être qu’on est insatisfait de notre sort, mais ça aurait pu être tellement pire. Imaginez vous tout pareil que maintenant, mais en étant né Libyens. Ca fait réfléchir, non ?…

Engrenages

La série Made in France qui n’a rien à envier à ses copines américaines.

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Oui, d’accord, je suis un peu en retard. Il a fallu que 4 saisons soient sorties pour que je daigne m’y intéresser. Mais dans ce cas là, l’adage « mieux vaut tard que jamais » prend tout son sens, parce que je serais passée à coté d’un truc dément.

Alors j’en avais vaguement entendu parler pendant toutes ces années, je savais qu’on en disait du bien, mais rien n’y faisait, je refusais de regarder. Faut dire que j’étais pleine de préjugés : d’abord parce que pour moi série policière française, ça rime avec Navarro et Julie Lescaut, et si ça suffisait à faire ma joie quand j’avais 8 ans, depuis les Experts ( à Miami, a Manhattan, à Beyrouth…) avaient débarqué dans ma vie et m’avaient donné le goût de la qualité. Ensuite parce que le seul comédien que je connaissais dans Engrenages, c’était Gregory Fitoussi, le beau gosse qui me faisait craquer dans Sous le Soleil. (même combat, ça le faisait quand j’avais 12 ans, mais son jeu de comédien m’intéressait moins que sa belle gueule, et depuis les Desperate Housewives m’avaient initiée aux VRAIES intrigues). Bref, j’avais pas envie.

Et puis un jeudi soir de janvier, devant le désert de mon programme TV, je suis tombée sur la première saison qui était diffusée sur D8. C’était ça ou un énième reportage d’Envoyé Spécial sur ces gens (moi, en autre) qui n’arrivent pas à finir le mois. Alors entre être confrontée encore un peu plus à ce que je vis tous les jours, ou tenter un possible navet, le choix a été vite fait.

Et là, confortablement installée dans mon canapé, au bout d’une demi-heure, j’ai réalisé ce qu’il était entrain de se passer : j’étais conquise, prise par l’histoire, éprise des personnages, à gueuler comme un putois sur la page de pub qui arrive. Oui, je regardais une série policière française, et j’adorais ça. J’ai retrouvé Gregory Fitoussi, toujours aussi beau gosse, mais étrangement hyper crédible dans son rôle de magistrat, beaucoup plus que dans celui du barman du bar de la plage. Alors s’en est suivi ce qui devait arriver, j’ai engloutis les épisodes les uns après les autres, finissant la quatrième saison il y a quelques jours. Et désormais je suis seule et triste, parce que ma brigade de choc ne reviendra pas avant 2015… 2015 !! 2ans bordel !!! Alors désormais j’en veux à Canal +, comment n’ont-ils pas pu anticiper le succès, pourquoi me faire languir de désespoir comme ça ? J’ai peur d’oublier le capitaine Berthod et ses amours compliqués, j’ai peur que Nounours soit tué, que Vincent soit muté, bref, ma vie est une litanie.

Je ne sais pas comment je vais tenir, mais il faut que je vous dise, ne passez pas à côté de cette perle.

Comme des frères

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Ou comment passer un moment de pur bonheur…

L’histoire : Depuis que Charlie (Melanie Thierry) est morte, Boris (François-Xavier Demaison), homme d’affaires , Elie (Nicolas Duvauchelle), scénariste intégré dans la haute sphère, et Maxime (Pierre Niney), naïf de 20 ans, ont perdu la femme de leur vie. Ces opposés se retrouvent embarqués dans un voyage de 900 km vers la maison qu’aimait cette sœur, cette amie, cet amour…

Voilà longtemps que je n’avais pas vu un film d’une telle qualité. Tout est là : l’histoire, les acteurs, les dialogues. Tout est parfait, tout est qualibré, tout ça sent bon le chef d’oeuvre, sans puer le fric démesuré d’une grosse production.

Les trois acteurs nous font passer par toutes les émotions : la tendresse, le rire, les larmes,  ce film est un feu d’artifice. Mention particulière aux dialogues qui sont de purs bijoux : chaque réplique est un régal pour les oreilles.

Et pour ne rien gâcher, Nicolas Duvauchelle, que personnellement je découvrais, est sexy à s’en damner…Belle découverte, dans tous les sens du terme !!

Bref, faut que je vous dise, ce film est à voir absolument, et nous amène à la question suivante : les votants des Césars ont-ils de la merde dans les yeux ?!! Comment se film a t-il pu ne pas être récompensé, faudra qu’on m’explique.