Je suis célibataire : Je vais bien, ne t’en fais pas.

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Du point de vue de mon entourage, j’ai l’impression que mon célibat est une maladie. Honteuse la maladie. Une sorte de MST que j’aurais chopé à force d’être moi-même. Mais dans mon malheur j’ai un peu de chance, ça serait pas incurable. Grand bien me fasse. Ça ne traverse pas l’esprit des gens qui me côtoient que même si je n’ai pas de moitié, je suis un être à part entière, qui a le droit d’exister en tant que telle. « Quand tu auras un nouveau mec », « quand tu seras un couple », « quand tu seras mariée », comme si mon état était passager, comme si ça allait s’arranger.

Alors évidemment on cherche à me caser. A tout prix. Avec n’importe qui. Du moment que le mec est célibataire / divorcé, il me correspond forcément. Parce qu’à 30 ans, faudrait pas non plus que je sois exigeante. Peu importe qu’il soit divorcé 3 fois, qu’il ait 3 gamins de 3 mères différentes, qu’il ait 10 ans de moins ou 15 de plus que moi, qu’il ait un fort penchant pour l’alcool ou l’instabilité, c’est sûre que si je suis exigeante je vais jamais trouver. L’amour qui te tombe dessus sans t’y attendre, c’est que dans les films que ça arrive. Et si moi j’ai envie d’y croire, si j’ai envie de laisser le destin mettre son grain de sable dans ma vie, non, faut arrêter de rêver. Faut t’inscrire sur internet qu’on me dit. Parce que tout le monde connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui a rencontré l’amour sur le web. Même si moi je connais plein de filles qui ont enchaînés les RDV foireux sur les même sites.

Quand j’étais au chômage, quand je croisais quelqu’un, la première chose qu’on me demandait c’était « du nouveau coté boulot ? ». Ce problème étant résolu, désormais on retourne au bon vieux classique « et les amours ? ». J’imagine que le jour ou j’aurai un mec, on me saoulera avec les gamins. A croire qu’on veut toujours te parler de ce que t’as pas, plutôt que de ce que tu as. Est-ce que ça rassure les autres d’essayer de taper là ou ça pourrait faire mal ? Est-ce que je leur demande moi à mes copines si leur mec est toujours aussi con, si leurs gosses sont toujours aussi impolis ? Non, pas que je sache.

Le problème c’est que je ne rentre pas dans le moule, et le moule c’est quelqu’un pour partager ta vie et des moufflets. La famille Bidochon qui part à Palavas-les-Flots tous les ans. Mon entourage n’a pas envie de croire que je ne partage pas leur idéal de vie. Et si à travers moi ils se rendaient compte que leur idéal n’était pas si parfait ? Parce que je peux partir à New-York sur un coup de tête, parce que je peux rester en pyjama à manger des bâtons de surimis à même la boite, parce que je peux rentrer du boulot et me poser devant la télé sans me préoccuper de personne, parce que je peux claquer mon fric comme je l’entends sans rendre de compte, parce que tout simplement je suis libre ? Cette liberté de pouvoir aussi tomber amoureuse sans retenue, si un jour l’occasion se présente ? Parce que tout peut encore m’arriver, parce que la vie peut encore me surprendre ?

Et si finalement cette maladie était une bénédiction ? Quoi qu’il en soit, il est certain que je ne cherche pas à en guérir, quoi qu’ils en pensent…

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Excusez-moi d’être maigre.

Je sais ce que vous vous dîtes à la lecture du titre de ce post : « elle se prend pour qui cette conne ? ». Je vous arrête tout de suite : je ne viens pas me vanter, je viens chercher un peu de compassion pour les filles, qui comme moi, sont maigres comme des clous.

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Parce que je ne doute pas que les rondes ont leur lots de complexes et de problèmes, mais les maigrichonnes aussi n’ont pas la vie simple. Alors aujourd’hui je viens pousser un coup de gueule : c’est pas facile non plus d’être (très) mince, merci d’en prendre bonne note.   

 

Tout d’abord il y a les remarques désobligeantes. Sous couvert de taquinerie façon « tu vas pas le prendre mal parce que t’as de la chance d’être comme ça », on s’en prend plein la tronche : « tu vas bientôt perdre un os », « tu t’habilles au rayon enfant ? », « si tu tombes tu te casses », quand on te soupçonne pas d’être anorexique ou boulimique, voir les deux. Non, je vous assure, on peut avoir un métabolisme un peu hors du commun. Je mange comme 4, toute la journée je boulotte tout ce qui me passe devant le nez, tout ce qui est bien gras, bien sucré, mais voilà : je m’autodigère. Si j’ai le malheur de sauter un repas, c’est un kilo en moins sur la balance que je vais mettre 1 semaine à reprendre. Parce que oui, il y a des filles qui cherchent à prendre du poids. Et quand on tente de l’expliquer, on s’entend dire « t’as de la chance j’aimerais bien être comme toi » : non, je t’assure, t’aimerais pas.

 

Parce que oui on est complexée. Parce que non, on ne peut pas tout porter : on a très vite fait de ressembler à un porte-manteau. D’autant plus que s’habiller ressemble au parcours du combattant : le 34 est quasiment inexistant, et quand tu as le malheur d’expliquer à la vendeuse que le 36 est trop grand, elle pense que tu y mets de la mauvaise volonté : « mais faut pas que ça colle trop non plus ». Je m’en doute, mais faut non plus qu’on ait l’impression que j’ai chié dans mon froc tellement ça baille par manque de fesse. Si c’est pas trop demander.

Quand on se regarde dans la glace, on voit des os, beaucoup d’os. Toutes mes côtes sont apparentes, j’ai l’impression d’être un support de sciences naturelles.  Quand à mes os des hanches, ils frottent sur toutes les ceintures (obligatoires !), jusqu’à laisser ma peau en sang. Très glam’.

 

Se soigner n’est pas aussi une partie de plaisir : parce que pour l’industrie pharmaceutique, le patient moyen fait forcément plus de 50 kilos : du coup la moitié des médicaments ne sont pas adaptés, et on se retrouve avec les formats enfants qui forcément ne sont adaptés non plus aux pathologies adultes.

 

Voila, c’était un petit coup de gueule en passant. Essayez de regarder mes congénères différemment, et la prochaine fois que vous balancerez une vanne à votre copine toute mince, n’oubliez pas qu’elle a aussi un cœur, pas forcément proportionnel à son poids.

 

Une vie de Chat

Tous les matins de la semaine, quand je me traîne hors du lit lève à 5h30, et que, cheveux de travers et bave collée sur la joue je constate que Pompom est frais comme un verre de rosé, je me dis que je voudrais être un chat.

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Le chat ne travaille pas.

Il n’a pas à aller au boulot pour pouvoir se payer sa pâtée, ça lui tombe tout cuit dans la gamelle. Il n’a pas à se lever à l’aube en ayant l’impression qu’il vient de se coucher, il n’est pas obligé de louper la fin de Grey’s Anatomy s’il ne veut pas avoir la gueule dans le cul le lendemain, il ne doit pas faire ses 8h15 par jour. Non, en lieu en place, le chat dort 16 heures par jour. A l’aise Blaise.

Le chat n’a pas à faire de faux semblant.

Le chat est associable, ne va vers les gens que quand il en a envie (c’est-à-dire jamais), aime qu’on lui foute la paix. Moi aussi. Sauf que moi je dois faire semblant que non, parce que personne ne dira « c’est mignon cette indépendance », mais plutôt « quelle connasse celle-là ».

Le chat n’a besoin de rien.

Il ne vit que de croquettes, de lait et de litière propre. En encore, pour la litière, si elle est pas propre, c’est tampis pour ta tronche, il fera ou il pourra, il n’est pas contrariant. Là ou toi tu achètes sans discontinuer parce qu’il te manque toujours quelque chose de vital (un jean, un épilateur, un diadème)(aucun lien dans ma parenthèse), le chat est 3 fois plus heureux que toi avec 100 fois moins.

Le chat est célibataire et c’est normal.

Ou pas inquiétant. Là ou toi tu as forcément une tare ou un vice caché si t’es toujours pas casé, le chat a droit au bénéfice du doute : après tout c’est toi qui lui impose ce célibat. Enfin de compte personne ne se pose la question, c’est normal.

Le chat n’a peur de rien.

A part l’aspirateur, rien ne l’effraie : araignées, souris, chauve-souris, tout n’est que compagnon de jeu. Forcément il ne comprend pas pourquoi tu gueules comme un putois saigné à vif quand il te ramène ses jouets devant les pieds.

Le chat est toujours beau.

Il a toujours gracieux, agréable à regarder. Tu dors la bouche ouverte et tu ronfles, le chat lui est beau. Tu fais de l’acné par période, le chat lui jamais. Tu as quelques fois les cheveux gras, le pelage du chat est toujours niquel. Tu as les ongles tout pourris à force de te les ronger, les griffes du chat sont aiguisées comme des couteaux.  Tu as des gros bleus sur les tibias à force de te cogner, indétectables sur le chat. Tu as une gueule de déterrée en période de gastro, le chat est toujours frais.

Alors à ceux qui disent « ma vie pour un royaume », faut que je vous dise, moi je réponds « la mienne contre celle du chat ».

Les soldes ne m’auront pas (ou un peu moins)

Il y a deux périodes dans l’année ou je suis très malade : la période des soldes. Je contracte ce qu’on l’on appelle la fièvre acheteuse. En temps normal, je suis très réfléchie : les achats impulsifs ne me concernent pas. Je compare, je tergiverse, je prends le temps : chaque euros investi est mûrement réfléchi. Mais en période de solde, je suis aveuglée par les prix barrés.

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Alors tous les ans c’est la même mélodie, je dépense compulsivement dans des trucs inutiles. Des robes que je porterai jamais parce qu’aucune occasion de ma vie sociale ne s’y prêtera, des chaussures avec des talons de 12 alors que je sais pertinemment que je suis incapable de marcher avec sans ressembler à Bambi, des appareils électroménager que j’utiliserai une fois et qui prendront la poussière pour le restant de leur vie avec moi : j’achète n’importe quoi sous le prétexte fallacieux que « ça vaut le coup ».  Du coup je vais passer les 6 mois suivant à essayer de tout revendre : videdressing.com et leboncoin.fr peuvent me dire merci de faire tourner leur boutique.

 

Cette année j’ai décidé de faire table rase du passé et de partir sur de nouvelles bases.

Je me suis donc d’abord fixé un budget. Et le dit budget vient uniquement du montant de ce que j’ai pu vendre : soit 175 euros. (pour les curieuses, mon vide dressing c’est )(c’est pas moi sur les photos)(oui j’ai pas toujours bon goût)(tout me monde peut se tromper).

 

Partant de cette somme, il va falloir la jouer serrer. Ca va donc consister à acheter uniquement des choses utiles : exit les trucs à paillettes, en plumes, ou à poils.

Sur ma liste, il y a donc cette année :

  • 2 robes (avec lesquelles je peux aller travailler – donc simples)
  • 2 pantacourts (avec lesquels je peux aller travailler – donc pas trop sport ni pyjama)
  • 1 paire de chaussures ouvertes, en cuir, confortables, qui iront avec les robes et pantacourts pré-cités.
  • 1 sac à main blanc
  • 1 maillot de bain 2 pièces et qui ne me laisse pas les seins à l’air quand je saute dans la piscine.
  • Si le budget le permet, 1 ou 2 tops.

 

Là je sais ce que vous vous dites : elle va exploser son budget. Et bien non, parce que cette année, je n’irai pas dans les boutiques, je me contenterai d’internet. Et avec internet, c’est faisable, essentiellement avec mes amis de la redoute. Même si je retourne en principe la moitié des articles que je commande, je suis en général assez satisfaite. Par contre cette année je n’ai pas reçu le ptit catalogue des remises, et ça me rendait bien service pour anticiper. Donc si vous savez ou je peux le trouver sur le net, vous seriez des vraies copines de me le faire savoir.

 

Et vous, quels sont vos bons plans soldes ?

Il fait trop chaud pour travailler

« La vie c’est comme une boite de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber » disait la grand-mère de Forrest Gump. Ben avec la météo, c’est la même loterie.

 

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Il y a 15 jours encore, je maudissais ma région et sa météo de merde, a devoir porter mes manteaux d’hiver en plein mois de juin. J’ai dû gueuler suffisamment fort pour être entendue, parce que les cieux ont décidé de m’envoyer une canicule en pleine tronche. Et là, je les maudis encore plus fort.

Evidemment vous allez dire que je suis jamais contente. Et vous aurez pas tort. Mais moi ce que je voulais, c’était un petit 24°C, avec une légère brise. Pas 34°C qui t’étouffent. Mon corps ne suit plus, il ne comprend pas, comment il est passé de 10°C et 3 vestes + une écharpe, à 34°C et des vêtements qui lui collent à la peau (non pas que je les porte près du corps, non, c’est l’effet de la sueur, tellement moins glam).

Parce que quand il fait des températures pareilles, la première problématique de la journée va être la tenue adéquate. J’ai beau retourner ma garde-robe dans tous les sens, tout me semble trop. Je sais ce que je souhaiterais dans mon fort intérieur : aller au boulot en culotte. Mais ne travaillant pas dans un club de strip-tease ou la piscine municipale, ça reste inenvisageable pour l’instant. Je me rabat donc sur ce qu’il y a de plus léger, et autant vous dire que le look, ces jours-ci, c’est pas ma priorité.

Ensuite il y a ce qu’on va emmener à manger. Avec cette chaleur, je n’ai envie de me nourrir que de glaces et de sorbets, mais n’ayant pas de congélateur au boulot, c’est pas faisable. En regardant mon frigo, tout me semble indigeste, je n’ai envie de rien. Va pour du taboulé, ça devrait faire l’affaire, et avec un peu de chance, je ne ferai pas d’hypoglycémie.

Puis vient le drame du boulot : la température du bureau qui monte au fil des heures. Je travaille dans un bureau très high-tech, conçu par des architectes de talent. Tellement talentueux qu’ils ont dû sécher les cours de physique : même moi je sais que des grandes baies vitrées sans stores, l’été ça chauffe drôlement. Et évidement la clim ne rentrait pas dans le budget, à la place on a une ventilation. La ventilation a deux avantages : la première c’est que tu tempères les bureaux à 28°C (faudrait pas risquer un coup de chaud et  froid), et pour obtenir cette fraîcheur, le bruit est forcément de la partie. C’est pas très grave, ça donne l’impression de partir en vacances : toute la journée on se croirait dans l’avion d’easyjet qui décolle pour Ibiza.  La seule issue pour ma survie reste le vaporisateur d’eau, qui je crois me garde en vie pour le moment. Chaque geste devient pénible, on n’imprime plus parce que sinon faut aller chercher ses feuilles, on va plus aux toilettes parce qu’elles sont trop loin.

Mes nuits sont également torrides, mais je suis tellement contente d’être célibataire : je crois que je ne supporterais pas la présence d’une chaleur humaine alors que je cherche désespérément toute la nuit un petit coin de lit qui serait encore un peu frais. Et a force de chercher (et de ne pas trouver), on voit les heures du réveil défiler, et on sait déjà que le lendemain, on aura une belle tête de vainqueur. C’est pas grave, ça ira avec l’absence de look du moment. Si je me fais draguer cette semaine, c’est que le mec aura vraiment faim.

 

Bref, faut que je vous dise, c’est quand qu’il pleut ?…  

Caroline Ingalls, cette leçon de bonheur.

Cette semaine, j’ai beaucoup médité, faut dire que j’avais un peu de temps à perdre dans le train, et que j’avais rien à lire et pas de wifi. Je me suis dit que la vie c’était compliqué, qu’on s’emmerdait avec pas de mal choses inutiles, et que finalement, long cheminement de mes pensées très poussées, Caroline Ingalls, c’était bien elle la plus heureuse.

Je vous vois venir sur vos grands chevaux, à me dire que La Petite Maison Dans La Prairie, c’était pas rose tous les jours non plus, que Charles il bossait comme un forcené pour ramener quelques malheureux dollars que Caro allaient devoir dépenser judicieusement chez Mme Oleson.

 

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N’empêche. Caro elle avait beaucoup de moins de contraintes que nous :

 

– Quand elle allait en course, c’était super rapide. Y’avait pas de choix, y’avait pas la queue à la caisse, pas de voiture à garer, pas de pièce de 1 euro à trouver pour mettre dans le caddie, et elle faisait un festin avec 3 fois rien alors que nous on reste planté 20 minutes devant le frigo à imaginer ce qu’on pourrait faire avec ces 3 œufs qui sont là depuis des lustres.

 

– Caro ne passait pas des heures sur Internet. Elle ne consultait pas compulsivement ses mails toutes les 8 minutes, ne pleurait pas de désespoir quand sa Freebox tombait en panne, ne passait pas de commande chez Tati que le transporteur allait perdre. Bref, Caro avait du temps pour jouer aux cartes avec Charles et brosser les cheveux de Laura et Marie.

 

– Sa garde-robe n’était pas un sujet d’inquiétude constant. Elle ne se levait pas le matin en se demandant ce qu’elle allait mettre, ne réfléchissait pas à savoir si ce petit top allait finalement bien avec cette jupe. Non, Caro avait 2 robes : 1 pour la semaine, 1 pour le dimanche. Et Charles la trouvait toujours aussi craquante.

 

– Quand Charles avait une rage de dents, quand Laura avait la gastro, ou encore quand Marie devait accoucher, Caro ne passait pas son temps à appeler tous les professionnels de santé du département pour avoir un rendez-vous en moins de 6 mois. Non, Caro avait le Docteur Baker, spécialiste es toutes médecines, toujours dispo, qui en plus se déplaçait.

 

– Pour se déplacer, Caro avait une calèche. On peut se dire que ça va un peu moins vite qu’une voiture, certes. Mais au moins, elle n’avait pas le souci de savoir si elle allait démarrer ou pas, pas d’entretien ni de révision, pas besoin d’aller faire le plein, pas d’assurance qui coûte un bras, et à ce que je sache, on n’a jamais vu faire de constat pour une collision entre 2 chevaux. Quand à la décote de l’argus, elle n’en avait jamais entendu parler.

 

– Caro n’avait pas la télé ni la radio. Caro ne connaissait donc pas le sida, ignorait tout du terrorisme, n’entendait pas parler à longueur de journée de viols, de suicide, d’enfants égorgés par leur père, d’inceste, d’explosion, de viande de cheval.  Caro se contentait des potins du village entendus à la sortie de la messe, et ça lui faisait sa semaine. Elle n’avait pas l’impression de vivre dans un monde de fou, et n’avait pas d’inquiétude à sortir toute seule le soir en calèche pour aller boire une tisane.

 

Des exemples comme ça, j’en aurais à la pelle. Mais 1) vous ne me liriez pas jusqu’au bout parce que je sais que vous avez autant de patience et de temps d’attention qu’un chat devant une boîte de thon, 2) vous êtes tellement futés que vous avez compris le sens de mon propos dès les premières lignes.

 

Tout ça pour vous dire que Caro, elle n’avait pas grand-chose, mais que finalement, elle avait l’essentiel : la santé et la famille. On a à peu près tous la même chose, sauf qu’on sait pas/plus s’en contenter, et qu’on se parasite l’existence avec des choses finalement dérisoires. Et si, nous aussi, l’espace d’une journée, d’une semaine, d’un mois, voire d’une vie, on se la jouait comme Caroline Ingalls ? On gagnerait tous à se simplifier la vie.

 

Chiche ?

Tati.fr : le site à éviter

tati

J’ai testé pour vous le site www.tati.fr.

Bon en fait je l’ai testé pour moi, mais vous pourrez me dire merci de vous éviter les mêmes désagréments que j’ai pu rencontrer.

Sur le papier, Tati annonce des prix fracassés, un service au top, bref, vous ne viendrez plus chez eux par hasard. Ca c’est sur le papier. Dans les faits, on est loin de tout ça.

Dimanche 27 mai, comme tout le monde le sait, c’est la fête des mères. Une fois n’est pas coutume, cette année j’ai anticipé. Le 10 mai, je me suis donc mise en quête d’une balancelle, rêve ultime de ma mamounette qui a toujours voulu passer sa retraite à se balancer au soleil avec ses petits enfants. Pour le soleil je peux pas grand-chose, pour les petits-enfants faut voir avec mon frère, mais la balancelle, ça je pouvais.

Après un rapide comparatif, j’ai trouvé le modèle de mes rêves. Le dit modèle était à 189€ sur amazon.fr (site au top que je recommande 1000 fois), mais il était à 129€ sur Tati. Alors va pour Tati.

Première surprise, 40€ de frais de port (alors que gratuit sur Amazon). Soit, on est toujours moins cher.  Je valide donc ma commande, et on m’annonce que le transporteur me livrera le 20 mai après avoir pris RDV. Ca fait quand même 10 jours, mais 1) y’a des jours fériés au mois de mai 2) je suis quand même dans les temps. Je paye l’esprit tranquille.

happy cat

Le 17 mai, le transporteur n’ayant toujours pas pris contact avec moi, je contacte le service client Tati, qui me répond prestement qu’ils s’empressent de contacter le transporteur et ne manqueront pas de m’informer.

Le 20 mai, toujours pas de news. Je Relance le service client Tati, qui me répond prestement qu’ils s’empressent de contacter le transporteur et ne manqueront pas de m’informer.

Le 22 mai (un chouillat énervée), je re-relance le service client Tati, qui me répond prestement qu’ils s’empressent de contacter le transporteur et ne manqueront pas de m’informer.

Le 23 mai, dans ma troisième relance, je les insulte carrément (la patience et moi c’est pas l’amour fou). Le service clients m’informe qu’ils transmettent ma demande au service concerné !!

Oui lecteurs, vous avez bien lu : il a fallu 6 jours pour que Tati transmette ma demande au bon service, ce qui doit revenir à transférer un mail à la personne 2 bureaux plus loin.

Bref, je n’espère même plus être livrée avant dimanche, je vais devoir offrir une pauvre photo de balancelle à ma Mamounette, et je suis vraiment colère.

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Faut que je vous dise, Tati, c’est de la merde.

Je vous conseille donc vivement d’éviter ce site, et j’espère que ce coup de gueule sera lu par des milliers, voire des millions d’internautes, et que la boîte fera faillite. Comme ça Amazon aura encore plus de clients, et pourra embaucher et former les employés incompétents que la fermeture de Tati aura mis au chômage.

Ce billet n’est évidemment pas sponsorisé.