Orange is the new black

Comme beaucoup d’entre vous, je suis accroc aux séries tv. Je regarde tout et rien, et surtout j’en cherche toujours de nouvelles. Alors pour celles et ceux qui sont aussi assoiffés que moi, il y en une dont je dois absolument vous parler : Orange is the new black.

 

Mais c’est quoi ? Encore une série de fille qui parle mode ?

Et bien pas du tout du tout. Orange, c’est pour la couleur que porte les nouveaux incarcérés dans les prisons aux States.

 

Mais alors, c’est un nouveau prison Break ?

Non rien à voir. Déjà ça se passe dans une prison pour femme, et l’héroïne ne veut pas s’en échapper, elle veut juste faire son temps tranquillou et reprendre sa vie ensuite.

 

Tu nous racontes en gros l’histoire ?

Et bien Pipper Chapman, c’est un peu vous et moi, la petite trentenaire tranquille qui a un boulot et un fiancé, et qui se retrouve devoir passé un an en taule pour une connerie qu’elle a faite 10 ans auparavant, quand elle était jeune et sotte.

 

Ouaih, on voit le genre, des histoires de gangs et la gentille fille devient méchante…

Non, au contraire. Pipper va faire la connaissance de filles qui ont toutes fait des conneries, mais qui finalement restent des êtres humains et braves femmes auxquelles on s’attache. Dans chaque épisode on a des flashsback sur les problèmes qui les ont conduit en taule, et on se dit que la vie c’est pas tout noir ou tout blanc : y’a beaucoup de gris.

 

Et le casting ? toutes des bombes super bien coiffées et maquillées ?

Pour une fois ça change, on a des vraies « gueules ». Pipper est interprétée par Taylor Schilling (l’infirmière de Merci Hospital), pour le reste, c’est que des têtes nouvelles. Ah si, son fiancé est le héro des navets American Pie. Pour le coup, c’est à mon gout la seule fausse note, je ne le trouve pas très crédible, la faute sans doute à son rôle dans ces films ratés.

 

Un dernier argument pour nous donner envie de le regarder ?

Et bien c’est une série Netflix, qui a déjà sorti l’excellent House of Card, c’est donc gage de qualité. Et le bonus c’est que tous les épisodes sont diffusés le même jour, ce qui fait qu’on peut se matter la première saison d’une traite. Ce que vous ferez, parce que c’est addictif. Bref, prévoyez ça pour un week end pluvieux !

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Engrenages

La série Made in France qui n’a rien à envier à ses copines américaines.

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Oui, d’accord, je suis un peu en retard. Il a fallu que 4 saisons soient sorties pour que je daigne m’y intéresser. Mais dans ce cas là, l’adage « mieux vaut tard que jamais » prend tout son sens, parce que je serais passée à coté d’un truc dément.

Alors j’en avais vaguement entendu parler pendant toutes ces années, je savais qu’on en disait du bien, mais rien n’y faisait, je refusais de regarder. Faut dire que j’étais pleine de préjugés : d’abord parce que pour moi série policière française, ça rime avec Navarro et Julie Lescaut, et si ça suffisait à faire ma joie quand j’avais 8 ans, depuis les Experts ( à Miami, a Manhattan, à Beyrouth…) avaient débarqué dans ma vie et m’avaient donné le goût de la qualité. Ensuite parce que le seul comédien que je connaissais dans Engrenages, c’était Gregory Fitoussi, le beau gosse qui me faisait craquer dans Sous le Soleil. (même combat, ça le faisait quand j’avais 12 ans, mais son jeu de comédien m’intéressait moins que sa belle gueule, et depuis les Desperate Housewives m’avaient initiée aux VRAIES intrigues). Bref, j’avais pas envie.

Et puis un jeudi soir de janvier, devant le désert de mon programme TV, je suis tombée sur la première saison qui était diffusée sur D8. C’était ça ou un énième reportage d’Envoyé Spécial sur ces gens (moi, en autre) qui n’arrivent pas à finir le mois. Alors entre être confrontée encore un peu plus à ce que je vis tous les jours, ou tenter un possible navet, le choix a été vite fait.

Et là, confortablement installée dans mon canapé, au bout d’une demi-heure, j’ai réalisé ce qu’il était entrain de se passer : j’étais conquise, prise par l’histoire, éprise des personnages, à gueuler comme un putois sur la page de pub qui arrive. Oui, je regardais une série policière française, et j’adorais ça. J’ai retrouvé Gregory Fitoussi, toujours aussi beau gosse, mais étrangement hyper crédible dans son rôle de magistrat, beaucoup plus que dans celui du barman du bar de la plage. Alors s’en est suivi ce qui devait arriver, j’ai engloutis les épisodes les uns après les autres, finissant la quatrième saison il y a quelques jours. Et désormais je suis seule et triste, parce que ma brigade de choc ne reviendra pas avant 2015… 2015 !! 2ans bordel !!! Alors désormais j’en veux à Canal +, comment n’ont-ils pas pu anticiper le succès, pourquoi me faire languir de désespoir comme ça ? J’ai peur d’oublier le capitaine Berthod et ses amours compliqués, j’ai peur que Nounours soit tué, que Vincent soit muté, bref, ma vie est une litanie.

Je ne sais pas comment je vais tenir, mais il faut que je vous dise, ne passez pas à côté de cette perle.